Nicolas Guimbelot (1784-1862)

Fils de François, bourgeois, et de Jeanne Planty, il est né le 4 avril 1784 à Eymouthiers (Montbron). Il s'engage dans les vélites le 18 mars 1805 (21 ans) puis intègre le 76e régiment d'infanterie de ligne avec le grade de sous-lieutenant le 15 juillet 1807 (23 ans). Après avoir participé aux campagnes d'Allemagne (1805), de Prusse (1806) et de Pologne (1807) où il a été blessé à Heilsberg (1) d'un coup de feu à la jambe droite, il sert en Espagne. Nommé lieutenant le 25 avril 1809, il est blessé d'un coup de feu au bras droit en Galice le 8 mai 1809. L'empereur l'élève au grade de capitaine le 24 décembre 1811. Le 23 juillet 1812, le lendemain de la bataille des Arapiles (2), il est fait prisonnier par les Anglais. Il rentre de captivité le 23 mai 1814. Pendant les Cent Jours, il combat en Belgique. Il est blessé d'un coup de feu à la joue gauche à la bataille de Wavre (3). À son retour, le préfet émet des doutes sur son ralliement. Maintenu en demi-solde, il est finalement réintégré au 36e régiment d'infanterie de ligne en juin 1831 puis est affecté au 67e avec le grade de chef de bataillon le 9 septembre 1832. Après de nombreuses demandes et surtout une dernière campagne en Afrique en 1832-1833, il est finalement élevé au titre de chevalier de la Légion d'honneur le 5 mai 1833. En 1835, il est admis à la retraite puis s'installe à Eymouthiers où il décède le 18 octobre 1862 (78 ans). Il était l'époux de Marie Dereix (mariage célébré à Garat le 24 avril 1819). Veuf, il a légué toute sa fortune (19 568 francs en mobilier et 1 400 francs en immobilier) à son neveu Nicolas-Alfred (4) domicilié à Rochechouart. Nicolas Guimbelot avait reçu la médaille de Sainte-Hélène en 1857.

Notes :

1. Bataille d'Heilsberg, Prusse-Orientale, juin 1807.
2. Bataille des Arapiles, Castille-et-León, juillet 1812.
3. Bataille de Wavre, Brabant wallon, juin 1815.
4. Nicolas-Alfred Guimbelot (1835-1922), conseiller général de la Haute-Vienne, chevalier de la Légion d'honneur.

Source : Stéphane Calvet.