Cet intérêt pour la carrière médicale est signalé par les contemporains : la série F des archives du fonds ancien de la faculté de médecine de Montpellier conserve la correspondance ; parmi les lettres reçues, quelques-unes, envoyées par des parents soucieux, demandent des renseignements. Au mois de septembre 1773, le sieur Durousseau de Lagrange sollicite des précisions pour l’entrée de son fils à la faculté ; le choix de la médecine est inattendu pour le père du jeune homme : « Je prends la liberté de vous écrire au sujet d’un fils âgé de 19 ans qui vient de finir ses cours de philosophie au collège de Périgueux ; il m’avait toujours fait croire qu’il voulait être ecclésiastique, mais, à son arrivée, il a témoigné un grand changement et a déclaré que son inclination était d’étudier la médecine, je lui ai proposé d’étudier en droit, il m’a répliqué que c’était trop commun (1). »

Les études médicales apparaissent donc comme un choix universitaire attractif. Le père souhaite ce qu’il y a de meilleur pour la formation de son fils, il s’adresse à Montpellier, écartant les centres les plus proches de son lieu de résidence – Montbron, diocèse d’Angoulême –, à savoir Bordeaux ou Toulouse. Le jeune homme s’immatricule deux mois plus tard et poursuivra jusqu’à son terme son cursus universitaire (2).

Notes :

1. BIMM, F 58, pièce n° 3, correspondance de la Faculté. Lettre de Monsieur Durousseau de Lagrange du 13 septembre 1773.

2. BIMM, S 39, 1ère inscription de Jean Durousseau de Lagrange, originaire de Montbron, diocèse d’Angoulême, trimestre de novembre 1773.

Source : Hélène Berlan.