Le seul commerce d’Angoulême se borne à quatre sortes de denrées & marchandises.

Le plus considérable est celui des eaux-de-vie, qui peut aller tous les ans de 5 à 6000 bariques, qui payent les mêmes droits que celles de Cognac.

Le second commerce est celui du papier qui se fabrique dans ladite ville.

Le troisième est celui du safran, dont on recueille tous les ans environ 3000 L. ; il s’est vendu autrefois jusqu’à 40 L la livre ; en l’année 1728 il ne valoit que 20 à 25 L. la livre.

Le quatrième, est celui du produit des forges de l’Angoumois & du Périgord.

(Encyclopédie Panckoucke, 1783)