Chérade Adrien Alexandre Etienne, comte de Montbron, fils d'Adrien Etienne, écuyer, comte de Montbron, baron de la Rochandry, lieutenant général d'Angoumois, et de Louise Marie Anne Deval, né 27-3-1731 et ondoyé le même jour; bapt. suppléé 11-11-1748 à St-André d'Angoulême - ép. par contrat du 30-9-1759, reçu Crassac, nre royal à Angoulême (2E 10.136), et célébration religieuse à St-Martial dudit Angoulême, le 15-10 suivant, Elisabeth Le Musnier, fille de Jacques, chevalier, sgr baron de Raix, Rouffignac, Blanzac, etc.., et de Marguerite Chérade, veuve en premières noces de Jean de Lageard, chevalier, marquis de Cherval, grand sénéchal d'Angoumois - dont postérité subsistante.

D'après un acte de notoriété passé devant notaire, (Q XII/10), il serait décédé à Logrono (Espagne), en 1795. Joseph Chérade de Montbron, son fils, réclama le 4e jour complémentaire an X, devant le préfet de la Seine, en vue d'obtenir un certificat d'amnistié pour ledit Adrien Alexandre Etienne Chérade - pas de certificat d'amnistie (Q XII/13 - 9 XX/I - F7/5869 - Pin. IV/70).

Chérade de Montbron Etienne Pierre, fils du précédent, né et ondoyé le 24-1-1762, bapt. suppléé à Grassac 7-8-1763 - ép. 13-2-1787 Marie Henriette Harouard, dont postérité (Pin. IV/70) - cité pour mémoire.

Chérade de Montbron Joseph, frère du précédent - né 24-7-1768 et ondoyé; bapt. suppléé 15-9-1768 à Grassac - + St-Bonnet de Bellac (Haute-Vienne) 4-10-1852 - ép. par contrat du 28 germinal an X, reçu Thion de la Chaume, nre à Paris, Louise Antoinette de Calignon de Vicq, fille de Claude Agnès, chevalier, sgr de la Fraie, Vicq, Tralage, la Côte-Mézières, et de Marguerite Madeleine Jeanne de La Rye, née 15, bapt. 20-2-1777 à Mézières-sur-Issoire (Haute-Vienne) - + St-Bonnet-de-Bellac 4-1-1868 - dont postérité encore subsistante.

Inscrit sur la liste des émigrés de la Charente, réclame la radiation de son nom le 25 pluviôse an III et présente un certificat de sa résidence à Versailles du 5-2-1792 au 8 prairial an III - rayé provisoirement par l'administration du département de la Charente, 25 nivôse an V - Il fit sa déclaration devant le préfet de la Seine, le 27 floréal an X et fut amnistié le 4 messidor an X (F7/5869 - Pin. IV/71).

Galard Siméon de, fils de Thibaud, chevalier, sgr d'Argentine, Bellevue, Nadaillac, les Rousselières, et de Marie Marguerite Dutillet, né 30-3-1775, bapt. même à St-Paul d'Angoulême - + à l'hôpital de l'armée de Condé et inhumé le 21-9-1793 au cimetière de Schifferstadt.

Galard de Béarn Philippe Paul de, frère du précédent, né 15-3-1776, bapt. même jour à St-Paul d'Angoulême - Inscrits l'un et l'autre sur le premier supplément de la liste des émigrés, sous la date du 27-9-1793, leur père déclara que le premier, Siméon, serait mort à l'armée, devant Mayence, sans pouvoir en apporter la preuve, et que le second, Philippe Paul dit Thibaud, entré en qualité de volontaire dans le 7e régiment d'infanterie, au second bataillon et de la 5e division, serait mort à l'armée contre les rebelles de Bretagne, à la Vendée, suivant son extrait mortuaire du 1er germinal an III.

Le chanoine Le Garrec, dans Les vrais martyrs de Quiberons, dans sa critique de la liste officielle royaliste, gravée sur le monument de la Chartreuse d'Auray, signale la double inscription P.P. de Béarn et Jean Béarné. La première pourrait évoquer le nom de Philippe Paul (de Galard) de Béarn. La seconde correspondrait à peu près à Jean Béarné, condamné à Vannes le 16 thermidor an III. Jean Béarné se dit originaire de Bergeac, domicilé à Paris, âgé de 53 ans, ancien commandant d'un bataillon de troupes provinciales, sort en 1794. Philippe Paul de Galard de Béarn avait 19 ans en 1795. Comment pourrait-il y avoir identification entre lui et Jean Béarné et Jean de Galard de Béarn ? Ni Siméon, ni Philippe Paul de Galard de Béarn ne figurent sur les listes d'amnistie - l'indemnité attribuée aux émigrés ou à leurs ayant droit fut réclamée par Alexandre Laurent, Jean Baptiste et Pierre Emery de Galard de Béarn, frères de Siméon et Pierre Paul. M. Pinasseau, à la suite d'autres auteurs, signale l'émigration de Théodore, chevalier de Galard de Béarn, frère des précédents. Ce Théodore n'a jamais existé.

Lors de la déclaration de la succession de Marie Marguerite Dutillet, Thibaud de Galard de Béarn, son mari, fait état du partage effectué au département de la Charente, le 29 frimaire an VII, avec la République, à cause de l'émigration prétendue de Siméon et Philippe Paul, dit Thibaud, ses deux enfants. (Q XII/26 - Q XIII/13 - Q XLVI/66 f. 189 - Pin. IV/130).

Source : Les émigrés charentais, 1791-1814, de Pierre Bureau.