27 juin 2015

La Brousse de Verteillac

Chronique familiale de Thibaud Antoine de LA BROUSSE de VERTEILLAC

L'histoire de Thibaud et de ses descendants a été établie sur 7 générations.

Génération.1

Thibaud Antoine de LA BROUSSE voit le jour en 1610. Il est le fils légitime de Thibaud de LA BROUSSE, Seigneur de Puyrigard, âgé de 54 ans et d'Antoinette DU MAZEAU de LA POUYADE. A sa naissance, il a une soeur Marguerite (née vers 1588). Thibaud sera Seigneur de Verteillac. Il s'unit avec Bertrande DU CHESNE de MONTRÉAL (1620-1686), la fille légitime de Jean DU CHESNE et d'Antoinette de JEHAN. Ce couple aura six enfants : - Nicolas né en 1645. - Pierre né en 1648. - Marguerite née à une date inconnue. - Antoinette née à une date inconnue. - Dauphine née à une date inconnue. - Jean né à une date inconnue. Ils se marient le dimanche 22 février 1637 à Périgueux (24). Son père Thibaud meurt en 1638, Thibaud est âgé de 28 ans. Le 11 octobre 1645 naît son fils Nicolas. Thibaud est âgé de 35 ans. En 1648 naît son fils Pierre. Thibaud est âgé de 38 ans. Thibaud A. de LA BROUSSE est décédé le mercredi 1 janvier 1681, à l'âge de 71 ans, à Verteillac (24).

Génération.2

1

Nicolas de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour le mercredi 11 octobre 1645 à Saint-Martin-le-Pin (24). Il est le fils légitime de Thibaud Antoine de LA BROUSSE, Seigneur de Verteillac, âgé de 35 ans et de Bertrande DU CHESNE de MONTRÉAL, âgée de 25 ans. Nicolas sera Comte de Verteillac, maréchal de camp, gouverneur de Mons et du Hainaut. Son père Thibaud meurt le 1 janvier 1681, Nicolas est âgé de 35 ans. Il s'unit avec Catherine Magdeleine d'ANNEAU de SAINT-GILLES (1662-1731), la fille légitime de Nicolas DANIAU et de Madeleine CHOART. Ce couple aura un enfant : - Marie Madeleine Angélique née en 1689. Ils se marient en 1685. Sa mère Bertrande meurt en 1686, Nicolas est âgé de 40 ans. Le 7 juin 1689 naît sa fille Marie. Nicolas est âgé de 43 ans. Nicolas de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédé le samedi 4 juillet 1693, à l'âge de 47 ans, à Boussu-Lez-Walcourt (Belgique).

2

Pierre de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour en 1648. Il est le fils légitime de Thibaud Antoine de LA BROUSSE, Seigneur de Verteillac, âgé de 38 ans et de Bertrande DU CHESNE de MONTRÉAL, âgée de 28 ans. A sa naissance, il a un frère Nicolas (né en 1645). Pierre sera Seigneur de Puyrigard, gouverneur du Périgord. Il s'unit avec Antoinette de LAGEARD de CHERVAL -, la fille légitime de François de LAGEARD et de Suzanne MARON. Ce couple aura un enfant : - Thibaud né en 1684. Ils se marient le jeudi 15 août 1680 à Nontron (24). Son père Thibaud meurt le 1 janvier 1681, Pierre est âgé de 33 ans. Le 18 juin 1684 naît son fils Thibaud. Pierre est âgé de 36 ans. Sa mère Bertrande meurt en 1686, Pierre est âgé de 38 ans. Pierre de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédé en 1734, à l'âge de 86 ans.

3

Marguerite de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Thibaud Antoine de LA BROUSSE, Seigneur de Verteillac et de Bertrande DU CHESNE de MONTRÉAL. Elle s'unit avec François de LA GARDE -, Baron de Saint-Angel, le fils légitime de Pierre de LA GARDE et de Marie DU BARRY de LA GLODIE. Ce couple aura un enfant : - Thibaud né à une date inconnue. Ils se marient en 1663.

4

Antoinette de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Thibaud Antoine de LA BROUSSE, Seigneur de Verteillac et de Bertrande DU CHESNE de MONTRÉAL. Elle s'unit avec Pierre de LAGEARD -, Seigneur de Beauregard, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - René né vers 1660. Ils se marient en 1655.

5

Dauphine de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Thibaud Antoine de LA BROUSSE, Seigneur de Verteillac et de Bertrande DU CHESNE de MONTRÉAL. Elle s'unit avec Gaston Isaac de FAYOLLE -, Chevalier, seigneur de Tocane, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Nicolas né à une date inconnue.

6

Jean de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Thibaud Antoine de LA BROUSSE, Seigneur de Verteillac et de Bertrande DU CHESNE de MONTRÉAL. Jean sera Seigneur de Chastenet. Il s'unit avec Louise de CALVIMONT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Charlotte née à une date inconnue.

Génération.3

1.1

Marie Madeleine Angélique de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née le mardi 7 juin 1689 à Paris (75). Elle est la fille légitime de Nicolas de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Comte de Verteillac, maréchal de camp, gouverneur de Mons et du Hainaut, âgé de 43 ans et de Catherine Magdeleine d'ANNEAU de SAINT-GILLES, âgée de 27 ans. Marie sera Femme de lettres. Son père Nicolas meurt le 4 juillet 1693, Marie est âgée de 4 ans. Elle s'unit avec Thibaud de LA BROUSSE de VERTEILLAC (1684-1778), Comte de Verteillac, baron de La Tour-Blanche, gouverneur du Périgord, le fils légitime de Pierre de LA BROUSSE de VERTEILLAC et d'Antoinette deLAGEARD de CHERVAL. Ce couple aura un enfant : - César Pierre Thibault né en 1729. Ils se marient en 1727. Le 8 octobre 1729 naît son fils César. Marie est âgée de 40 ans. Sa mère Catherine meurt le 4 février 1731, Marie est âgée de 41 ans. Marie M. A. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédée le jeudi 21 octobre 1751, à l'âge de 62 ans, à Dourdan (94).

2.1

Thibaud de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour le dimanche 18 juin 1684 à Saint-Martin-le-Pin (24). Il est le fils légitime de Pierre de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Seigneur de Puyrigard, gouverneur du Périgord, âgé de 36 ans et d'Antoinette de LAGEARD de CHERVAL. Thibaud sera Comte de Verteillac, baron de La Tour-Blanche, gouverneur du Périgord. Il s'unit avec Marie Madeleine Angélique de LA BROUSSE de VERTEILLAC (1689-1751), Femme de lettres, la fille légitime de Nicolas de LA BROUSSE de VERTEILLAC et de Catherine Magdeleine d'ANNEAU de SAINT-GILLES. Ce couple aura un enfant : - César Pierre Thibault né en 1729. Ils se marient en 1727. Le 8 octobre 1729 naît son fils César. Thibaud est âgé de 45 ans. Son père Pierre meurt en 1734, Thibaud est âgé de 49 ans. Le 21 octobre 1751 son épouse Marie meurt, Thibaud est âgé de 67 ans. Thibaud de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédé le lundi 13 juillet 1778, à l'âge de 94 ans, à Dourdan (94). Note : Membre fondateur du Club de l'Entresol et cousin par sa femme du maréchal de Belle-Isle.

3.1

Thibaud de LA GARDE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François de LA GARDE, Baron de Saint-Angel et de Marguerite de LA BROUSSE de VERTEILLAC. Thibaud sera Baron de Saint-Angel. Il s'unit avec Marie Blaise SAUNIER de LA BORIE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Nicolas né à une date inconnue. Ils se marient le samedi 25 janvier 1687 à Périgueux (24).

4.1

René de LAGEARD voit le jour vers 1660. Il est le fils légitime de Pierre de LAGEARD, Seigneur de Beauregard et d'Antoinette de LA BROUSSE de VERTEILLAC. René sera Chevalier, seigneur de Beauregard. Il s'unit avec Catherine Valérie de RENNEL -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Jean né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 19 décembre 1696 à Nancy (54). René de LAGEARD est décédé le mardi 7 avril 1739, à l'âge de 79 ans environ, à Mareuil (24).

5.1

Nicolas de FAYOLLE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Gaston Isaac de FAYOLLE, Chevalier, seigneur de Tocane et de Dauphine de LA BROUSSE de VERTEILLAC. Nicolas sera Marquis de Fayolle. Il s'unit avec Marguerite de SOLMINIHAC -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Alain Thibaud né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 17 décembre 1697 à Saint-Aquilin (24).

6.1

Charlotte de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Seigneur de Chastenet et de Louise de CALVIMONT. Elle s'unit avec Sébastien de POILVILAIN (~ 1686-1767), Marquis de Cresnay, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le jeudi 25 juillet 1715 à Périgueux (24).

Génération.4

+1.1.1

César Pierre Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour le samedi 8 octobre 1729 à Paris (75). Il est le fils légitime de Thibaud de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Comte de Verteillac, baron de La Tour-Blanche, gouverneur du Périgord, âgé de 45 ans et de Marie Madeleine Angélique de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Femme de lettres, âgée de 40 ans. César sera Marquis de Verteillac, gouverneur du Périgord. Sa mère Marie meurt le 21 octobre 1751, César est âgé de 22 ans. Il s'unit avec Marie Louise Alexandrine de SAINT-QUINTIN de BLET (1741-1763), la fille légitime d'Alexandre de SAINT-QUINTIN de BLET et de Marie PEYRENC de SAINT-CYR. Ce couple aura deux enfants : - Françoise née en 1760. - François Gabriel Thibault né en 1763. Ils se marient le lundi 19 mars 1759 à Paris (75). Le 9 décembre 1760 naît sa fille Françoise. César est âgé de 31 ans. Le 17 janvier 1763 naît son fils François. César est âgé de 33 ans. Le 10 juin 1763 son épouse Marie meurt, César est âgé de 33 ans. Son père Thibaud meurt le 13 juillet 1778, César est âgé de 48 ans. César P. T. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédé le lundi 25 novembre 1805, à l'âge de 76 ans, à Dourdan (94). Note : Le roi de France Louis XV est témoin de son mariage.

2.1.1 (1.1.1)

César Pierre Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour le samedi 8 octobre 1729 à Paris (75). Il est le fils légitime de Thibaud de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Comte de Verteillac, baron de La Tour-Blanche, gouverneur du Périgord, âgé de 45 ans et de Marie Madeleine Angélique de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Femme de lettres, âgée de 40 ans. César sera Marquis de Verteillac, gouverneur du Périgord. Sa mère Marie meurt le 21 octobre 1751, César est âgé de 22 ans. Il s'unit avec Marie Louise Alexandrine de SAINT-QUINTIN de BLET (1741-1763), la fille légitime d'Alexandre de SAINT-QUINTIN de BLET et de Marie PEYRENC de SAINT-CYR. Ce couple aura deux enfants : - Françoise née en 1760. - François Gabriel Thibault né en 1763. Ils se marient le lundi 19 mars 1759 à Paris (75). Le 9 décembre 1760 naît sa fille Françoise. César est âgé de 31 ans. Le 17 janvier 1763 naît son fils François. César est âgé de 33 ans. Le 10 juin 1763 son épouse Marie meurt, César est âgé de 33 ans. Son père Thibaud meurt le 13 juillet 1778, César est âgé de 48 ans. César P. T. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédé le lundi 25 novembre 1805, à l'âge de 76 ans, à Dourdan (94). Note : Le roi de France Louis XV est témoin de son mariage.

3.1.1

Nicolas de LA GARDE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Thibaud de LA GARDE, Baron de Saint-Angel et de Marie Blaise SAUNIER de LA BORIE. Nicolas sera Marquis de La Garde. Il s'unit avec Renée de LA PORTE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Thibaud né à une date inconnue.

4.1.1

Jean de LAGEARD voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de René de LAGEARD, Chevalier, seigneur de Beauregard et de Catherine Valérie de RENNEL. Jean sera Marquis de Lageard. Il s'unit avec Madeleine de LA PISSE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - René né à une date inconnue. Ils se marient en 1733.

5.1.1

Alain Thibaud de FAYOLLE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Nicolas de FAYOLLE, Marquis de Fayolle et de Marguerite de SOLMINIHAC. Alain sera Marquis de Fayolle. Il s'unit avec Françoise DU BARRY de PUYCHENY -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Marguerite née à une date inconnue. - Nicolas Antoine né à une date inconnue. Ils se marient en 1724.

Génération.5

1.1.1.1


Françoise de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née le mardi 9 décembre 1760 à Paris (75). Elle est la fille légitime de César Pierre Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Marquis de Verteillac, gouverneur du Périgord, âgé de 31 ans et de Marie Louise Alexandrine de SAINT-QUINTIN de BLET, âgée de 19 ans. Sa mère Marie meurt le 10 juin 1763, Françoise est âgée de 2 ans. Elle s'unit avec Auguste Joseph de BROGLIE-REVEL (1762-1795), Prince de Broglie-Revel, le fils légitime de Victor François de BROGLIE et de Louise CROZAT de THIERS. Ce couple aura deux enfants : - Octave né en 1785. - Alexandrine née en 1787. Ils se marient le mardi 9 avril 1782 à Paris (75). Le 11 novembre 1785 naît son fils Octave. Françoise est âgée de 24 ans. Le 18 janvier 1787 naît sa fille Alexandrine. Françoise est âgée de 26 ans. Le 26 janvier 1795 son époux Auguste meurt, Françoise est âgée de 34 ans. Son père César meurt le 25 novembre 1805, Françoise est âgée de 44 ans. En 1824 sa fille Alexandrine meurt, Françoise est âgée de 63 ans. Françoise de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédée le mercredi 21 mars 1855, à l'âge de 94 ans, à Saint-Georges-d'Aunay (14).

1.1.1.2

François Gabriel Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour le lundi 17 janvier 1763 à Paris (75). Il est le fils légitime de César Pierre Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Marquis de Verteillac, gouverneur du Périgord, âgé de 33 ans et de Marie Louise Alexandrine de SAINT-QUINTIN de BLET, âgée de 22 ans. A sa naissance, il a une soeur Françoise (née en 1760). François sera Député de Seine-et-Oise, maire, conseiller général, officier de la Légion d'honneur. Sa mère Marie meurt le 10 juin 1763, François est âgé de 4 mois. Il s'unit avec Jeanne Charlotte Elisabeth Félicité TIERCELIN d'APPELVOISIN (1773-1854), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura quatre enfants : - Césarine Fortunée née en 1796. - Angélique Herminie née en 1797. - César Augustin né en 1798. - Victor Gabriel né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 8 avril 1795. Le 7 avril 1796 naît sa fille Césarine. François est âgé de 33 ans. Le 17 juin 1797 naît sa fille Angélique. François est âgé de 34 ans. Le 14 décembre 1798 naît son fils César. François est âgé de 35 ans. Son père César meurt le 25 novembre 1805, François est âgé de 42 ans. En 1854 son épouse Jeanne meurt, François est âgé de 90 ans. François G. T. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédé le jeudi 26 octobre 1854, à l'âge de 91 ans, à Châtellerault (86).

3.1.1.1

Thibaud de LA GARDE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Nicolas de LA GARDE, Marquis de La Garde et de Renée de LA PORTE. Thibaud sera Marquis de La Garde. Il s'unit avec Anne Marie de BEYNAC -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - François Thibaud né en 1762. Ils se marient en 1758.

4.1.1.1

René de LAGEARD voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Jean de LAGEARD, Marquis de Lageard et de Madeleine de LA PISSE. René sera Marquis de Grésignac. Il s'unit avec Anne de BAYS -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - César né vers 1764. Ils se marient en 1762.

5.1.1.1

Marguerite de FAYOLLE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime d'Alain Thibaud de FAYOLLE, Marquis de Fayolle et de Françoise DU BARRY de PUYCHENY. Elle s'unit avec Pierre de LAMBERTIE -, Chevalier, seigneur de Menet, le fils légitime de Jean Louis de LAMBERTIE et d'Isabeau de VIDAL. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 22 juin 1757 à Champeaux (24).

5.1.1.2

Nicolas Antoine de FAYOLLE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime d'Alain Thibaud de FAYOLLE, Marquis de Fayolle et de Françoise DU BARRY de PUYCHENY. Nicolas sera Marquis de Fayolle. Il s'unit avec Jeanne TOURTEL de GRAMONT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marguerite née à une date inconnue. Ils se marient en 1754.

Génération.6

1.1.1.1.1

Octave de BROGLIE-REVEL voit le jour le vendredi 11 novembre 1785 à Paris (75). Il est le fils légitime d'Auguste Joseph de BROGLIE-REVEL, Prince de Broglie-Revel, âgé de 23 ans et de Françoise de LA BROUSSE de VERTEILLAC, âgée de 24 ans. Octave sera Général de brigade, officier de la Légion d'honneur. Son père Auguste meurt le 26 janvier 1795, Octave est âgé de 9 ans. Il s'unit avec Amandine DES MOGES (1800-1864), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Victor Auguste né en 1822. - Raymond né en 1826. Ils se marient le jeudi 18 juin 1818 à Paris (75). Le 6 avril 1822 naît son fils Victor. Octave est âgé de 36 ans. Le 15 mai 1826 naît son fils Raymond. Octave est âgé de 40 ans. Sa mère Françoise meurt le 21 mars 1855, Octave est âgé de 69 ans. Le 7 novembre 1864 son épouse Amandine meurt, Octave est âgé de 78 ans. Octave de BROGLIE-REVEL est décédé le jeudi 31 août 1865, à l'âge de 79 ans, à Saint-Georges-d'Aunay (14).

1.1.1.1.2

Alexandrine de BROGLIE-REVEL est née le jeudi 18 janvier 1787 à Broglie (27). Elle est la fille légitime d'Auguste Joseph de BROGLIE-REVEL, Prince de Broglie-Revel, âgé de 24 ans et de Françoise de LA BROUSSE de VERTEILLAC, âgée de 26 ans. A sa naissance, elle a un frère Octave (né en 1785). Alexandrine sera Princesse de Broglie-Revel. Son père Auguste meurt le 26 janvier 1795, Alexandrine est âgée de 8 ans. Elle s'unit avec Pavel de NICOLAY (1777-1866), Ambassadeur de Russie en France, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Alexandrine née en 1814. Ils se marient le jeudi 28 février 1811 à Monrepos (Finlande). Le 14 juin 1814 naît sa fille Alexandrine. Alexandrine est âgée de 27 ans. Alexandrine de BROGLIE-REVEL est décédée en 1824, à l'âge de 36 ans.

1.1.1.2.1

Césarine Fortunée de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née le jeudi 7 avril 1796. Elle est la fille légitime de François Gabriel Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Député de Seine-et-Oise, maire, conseiller général, officier de la Légion d'honneur, âgé de 33 ans et de Jeanne Charlotte Elisabeth Félicité TIERCELIN d'APPELVOISIN, âgée de 23 ans. Elle s'unit avec Amédée de GARS -, Vicomte de Courcelles, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Isabelle née en 1823. - Ida née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 8 juillet 1822 à Paris (75). En 1823 naît sa fille Isabelle. Césarine est âgée de 26 ans. Sa mère Jeanne meurt en 1854, Césarine est âgée de 57 ans. Son père François meurt le 26 octobre 1854, Césarine est âgée de 58 ans. Césarine F. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédée en 1885, à l'âge de 88 ans.

1.1.1.2.2

Angélique Herminie de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née le samedi 17 juin 1797. Elle est la fille légitime de François Gabriel Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Député de Seine-et-Oise, maire, conseiller général, officier de la Légion d'honneur, âgé de 34 ans et de Jeanne Charlotte Elisabeth Félicité TIERCELIN d'APPELVOISIN, âgée de 24 ans. A sa naissance, elle a une soeur Césarine Fortunée (née en 1796). Elle s'unit avec Félix de BOURBON-CONTI (1772-1840), Maréchal de camp, le fils légitime de Louis-François de BOURBON-CONTI et de Marie Claude GAUCHER-DAILLY. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le dimanche 20 avril 1828. Le 6 juin 1840 son époux Félix meurt, Angélique est âgée de 42 ans. Elle s'unit avec Sosthène Louis François DE LA ROCHEFOUCAULD (1785-1864), Duc de Doudeauville, maréchal de camp, commandeur de la Légion d'honneur, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 18 août 1841. Sa mère Jeanne meurt en 1854, Angélique est âgée de 56 ans. Son père François meurt le 26 octobre 1854, Angélique est âgée de 57 ans. Le 5 octobre 1864 son époux Sosthène meurt, Angélique est âgée de 67 ans. Angélique H. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédée le dimanche 30 janvier 1881, à l'âge de 83 ans, à Paris (75).

1.1.1.2.3

César Augustin de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour le vendredi 14 décembre 1798 à Paris (75). Il est le fils légitime de François Gabriel Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Député de Seine-et-Oise, maire, conseiller général, officier de la Légion d'honneur, âgé de 35 ans et de Jeanne Charlotte Elisabeth Félicité TIERCELIN d'APPELVOISIN, âgée de 25 ans. A sa naissance, il a plusieurs soeurs : Césarine Fortunée (née en 1796), Angélique Herminie (née en 1797). César sera Marquis de Verteillac, capitaine d'artillerie, chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit avec Marie Henriette de LEUZE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie Marguerite Herminie Henriette Auguste née en 1853. Ils se marient le mercredi 11 octobre 1848 à Versailles (78). Le 28 juillet 1853 naît sa fille Marie. César est âgé de 54 ans. Sa mère Jeanne meurt en 1854, César est âgé de 55 ans. Son père François meurt le 26 octobre 1854, César est âgé de 55 ans. César A. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédé en 1887, à l'âge de 88 ans.

1.1.1.2.4

Victor Gabriel de LA BROUSSE de VERTEILLAC voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François Gabriel Thibault de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Député de Seine-et-Oise, maire, conseiller général, officier de la Légion d'honneur et de Jeanne Charlotte Elisabeth Félicité TIERCELIN d'APPELVOISIN. Victor sera Préfet de la Haute-Saône, officier de la Légion d'honneur.

3.1.1.1.1

François Thibaud de LA GARDE voit le jour le mardi 26 octobre 1762 à Sceau-Saint-Angel (24). Il est le fils légitime de Thibaud de LA GARDE, Marquis de La Garde et d'Anne Marie de BEYNAC. François sera Comte de La Garde. Le 13 mars 1792 naît son fils Amédée. François est âgé de 29 ans. Il s'unit avec Amélie Joséphine Françoise de BOURDEILLES -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Amédée né en 1792. François T. de LA GARDE est décédé le jeudi 24 juillet 1794, à l'âge de 31 ans, à Paris (75).

4.1.1.1.1

César de LAGEARD voit le jour vers 1764. Il est le fils légitime de René de LAGEARD, Marquis de Grésignac et d'Anne de BAYS. César sera Marquis de Lageard. Il s'unit avec Marie DU BREUIL-HÉLION de LA GUÉRONNIÈRE -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le samedi 24 août 1811 à Massignac (16). César de LAGEARD est décédé le mercredi 23 octobre 1833, à l'âge de 69 ans environ, à Montbron (16).

5.1.1.2.1

Marguerite de FAYOLLE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Nicolas Antoine de FAYOLLE, Marquis de Fayolle et de Jeanne TOURTEL de GRAMONT. Elle s'unit avec Louis D'ARLOT (1731-1806), Baron de Saint-Saud, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient en 1775.

Génération.7

1.1.1.1.1.1

Victor Auguste de BROGLIE-REVEL voit le jour le samedi 6 avril 1822 à Paris (75). Il est le fils légitime d'Octave de BROGLIE-REVEL, Général de brigade, officier de la Légion d'honneur, âgé de 36 ans et d'Amandine DES MOGES, âgée de 21 ans. Victor sera Prince de Broglie-Revel. Il s'unit avec Pauline de VIDART (1827-1868), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Armand Édouard Marie Georges né en 1856. Ils se marient le mardi 13 mai 1851 à Paris (75). Le 13 mai 1856 naît son fils Armand. Victor est âgé de 34 ans. Sa mère Amandine meurt le 7 novembre 1864, Victor est âgé de 42 ans. Son père Octave meurt le 31 août 1865, Victor est âgé de 43 ans. Victor A. de BROGLIE-REVEL est décédé le mardi 25 juin 1867, à l'âge de 45 ans, à Paris (75).

1.1.1.1.1.2

Raymond de BROGLIE voit le jour le lundi 15 mai 1826 à Saint-Georges-d'Aunay (14). Il est le fils légitime d'Octave de BROGLIE-REVEL, Général de brigade, officier de la Légion d'honneur, âgé de 40 ans et d'Amandine DES MOGES, âgée de 25 ans. A sa naissance, il a un frère Victor Auguste (né en 1822). Raymond sera Prince de Broglie. Il s'unit avec Marie Louise de VIDART (1836-1916), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Augustin Paul Marie Joseph né en 1864. Ils se marient le lundi 22 janvier 1855 à Saint-Georges-d'Aunay (14). Sa mère Amandine meurt le 7 novembre 1864, Raymond est âgé de 38 ans. Le 22 novembre 1864 naît son fils Augustin. Raymond est âgé de 38 ans. Son père Octave meurt le 31 août 1865, Raymond est âgé de 39 ans. Raymond de BROGLIE est décédé le mercredi 3 juin 1914, à l'âge de 88 ans, à Vaubadon (14).

1.1.1.1.2.1

Alexandrine de NICOLAY est née le mardi 14 juin 1814 à Londres (Angleterre). Elle est la fille légitime de Pavel de NICOLAY, Ambassadeur de Russie en France, âgé de 36 ans et d'Alexandrine de BROGLIE-REVEL, Princesse de Broglie-Revel, âgée de 27 ans. Sa mère Alexandrine meurt en 1824, Alexandrine est âgée de 9 ans. Elle s'unit avec Adrien GAUDIN de VILLAINE (1800-1876), Général de Brigade, commandeur de la Légion d'honneur, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Sylvain né en 1852. Ils se marient le lundi 5 août 1844 à Saint-Georges-d'Aunay (14). Le 12 décembre 1852 naît son fils Sylvain. Alexandrine est âgée de 38 ans. Son père Pavel meurt le 28 avril 1866, Alexandrine est âgée de 51 ans. Le 20 juillet 1876 son époux Adrien meurt, Alexandrine est âgée de 62 ans. Alexandrine de NICOLAY est décédée le vendredi 12 mars 1886, à l'âge de 71 ans, à Saumur (49).

1.1.1.2.1.1

Isabelle de GARS de COURCELLES est née en 1823. Elle est la fille légitime d'Amédée de GARS, Vicomte de Courcelles et de Césarine Fortunée de LA BROUSSE de VERTEILLAC, âgée de 26 ans. Elle s'unit avec Louis de DURFORT CIVRAC de LORGE -, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 8 avril 1845 à Paris (75). Sa mère Césarine meurt en 1885, Isabelle est âgée de 62 ans. Isabelle de GARS de COURCELLES est décédée le samedi 3 février 1912, à l'âge de 89 ans.

1.1.1.2.1.2

Ida de GARS de COURCELLES est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime d'Amédée de GARS, Vicomte de Courcelles et de Césarine Fortunée de LA BROUSSE de VERTEILLAC. Elle s'unit avec Marie Anne Antoine YSORÉ d'HERVAULT -, Marquis de Pleumartin, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Léontine née en 1854. - Louis Antoine né en 1857. Ils se marient le dimanche 19 juin 1853 à Paris (75).

1.1.1.2.3.1

Marie Marguerite Herminie Henriette Auguste de LA BROUSSE de VERTEILLAC est née le jeudi 28 juillet 1853 à Paris (75). Elle est la fille légitime de César Augustin de LA BROUSSE de VERTEILLAC, Marquis de Verteillac, capitaine d'artillerie, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 54 ans et de Marie Henriette de LEUZE. Marie sera Femme de lettres, chevalier de la Légion d'honneur. Elle s'unit avec Alain Charles de ROHAN-CHABOT (1844-1914), Duc de Rohan, député du Morbihan, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Josselin né en 1879. - Jehan né en 1884. Ils se marient le lundi 25 mars 1872 à Paris (75). Le 4 avril 1879 naît son fils Josselin. Marie est âgée de 25 ans. Le 27 juin 1884 naît son fils Jehan. Marie est âgée de 30 ans. Son père César meurt en 1887, Marie est âgée de 33 ans. Le 6 janvier 1914 son époux Alain meurt, Marie est âgée de 60 ans. Le 13 juillet 1916 son fils Josselin meurt, Marie est âgée de 62 ans. Marie M. H. H. A. de LA BROUSSE de VERTEILLAC est décédée le mardi 13 avril 1926, à l'âge de 72 ans, à Paris (75).

3.1.1.1.1.1

Amédée de LA GARDE voit le jour le mardi 13 mars 1792 à Saint-Denis (93). Il est le fils légitime de François Thibaud de LA GARDE, Comte de La Garde, âgé de 29 ans et d'Amélie Joséphine Françoise de BOURDEILLES. Amédée sera Propriétaire. Son père François meurt le 24 juillet 1794, Amédée est âgé de 2 ans. Il s'unit avec Zélie FORIEN-DESPLACES (1795-1877), la fille légitime de Jean Baptiste FORIEN-DESPLACES et d'Agathe PASTOUREAU de LABESSE. Ce couple aura un enfant : - Justin né en 1819. Ils se marient le mardi 6 janvier 1818 à Nontron (24). Le 27 septembre 1819 naît son fils Justin. Amédée est âgé de 27 ans. Amédée de LA GARDE est décédé le vendredi 23 mai 1828, à l'âge de 36 ans, à Sceau-Saint-Angel (24).

Chronique éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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26 juin 2015

Le marquis de Ruffec, chef du cabinet secret de Louis XV

Broglie (Charles-François, comte de), diplomate et homme d'Etat français, né le 20 août 1719, mort à Saint-Jean d'Angély le 16 août 1781. Il était le second fils du second maréchal de Broglie, et le frère du vainqueur de Bergen. Il commença par servir dans l'armée, ou de brillantes qualités et la faveur de Louis XV le firent rapidement arriver aux grades les plus élevés. Il était brigadier, quand, en mars 1752, il fut nommé ambassadeur en Pologne près de l'électeur-roi Auguste III. Il avait pour mission d'empêcher l'accession de la Pologne au traité d'alliance récemment conclu à Pétersbourg entre Elisabeth de Russie et Marie-Thérèse d'Autriche, et de préparer secrètement l'élection au trône de Pologne du prince de Conti. L'habileté avec laquelle il sut déjouer les intrigues russes et reconstituer le parti fiançais en Pologne, la discrétion qu'il mit à assurer le secret du roi, en firent promptemenl un des agents les plus importants de cette diplomatie occulte de Louis XV, dont les ressorts n'ont été mis en pleine lumière qu'assez récemment. Il venait de faire approuver à Versailles un projet de traité dont le but était de détacher la maison de Saxe de l'alliance anglaise pour la rapprocher de la France, quand le brusque changement du système d'alliances politiques, imposé à Louis XV en 1756 par le traité anglo-prussien de Westminster, vint bouleverser ses plans. Loin de se laisser abattre par des événements qui ébranlaient l'influence que quatre ans d'efforts suivis lui avaient acquise en Pologne, il fit hardiment face à la nouvelle situation : l'un des premiers il conseilla l'alliance autrichienne, limitée toutefois, dans son esprit, de manière à ne pas compromettre la liberté d'action de la France. C'est sur ses conseils implorés par la cour de Dresde dans la détresse causée par la subite invasion de la Saxe par Frédéric II, qu'Auguste III se réfugia avec son armée dans le camp retranché de Pirna, où il sut prendre une attitude qui en imposa au roi de Prusse, et permit aux troupes autrichiennes de se concentrer. Resté à Dresde pour prêter appui à la reine de Pologne, le comte de Broglie dut rentrer en France quand la défaite des Autrichiens à I.obkowilz et la capitulation d'Auguste III à Pirna lui eurent rendu tous rapports impossibles avec Frédéric II.

Il revint à Varsovie en 1757, après avoir passé à Vienne et donné à Marie-Thérèse sur les opérations militaires des conseils qui ne furent pas sans influence sur l'heureuse issue de la bataille de Kollin. Mais ce second séjour en Pologne n'eut pas le succès du premier. C'est en vain que le comte essaya de rassurer le parti national polonais et de prendre sa défense contre les Russes; il obtint bien la révocation de Stanislas Poniatowski, attaché au parti opposé à la France, que Catherine II avait réussi à faire venir près d'elle comme envoyé saxon ; mais la bataille de Kosbach ruina irrémédiablement le prestige du roi et le crédit de son ambassadeur. Contrecarré par le cardinal de Bernis, mal soutenu par Louis XV, désespérant d'arracher la Pologne à la faction russe de plus en plus puissante, il demanda son congé et l'obtint.

A la prière de Louis XV, il n'en continua pas moins à diriger de Paris la correspondance secrète relative à la Pologne, désormais sans but. Après la défaite de Fillinghausen, il prit parti, pour son frère dans ses démêlés avec le prince de Soubise et Choiseul, et fut enveloppé dans la disgrâce du maréchal (1762). Doué d'une inépuisable activité d'esprit, il ne se rebuta point; battu en Pologne, il prétendit vaincre en Angleterre. Quoique le paix eût été signé, il combina un plan de descente en Angleterre qui fut agréé par Louis XV, mais dont la préparation lui attira une foule d'embarras. Rentré en grâce, il devint en 1767, après la mort de Terrier, qui avait succédé, lui-même au prince de Conti, le véritable ministre des affaires étrangères du cabinet secret. Dans cette situation sacrifiée qui provoquait toutes les défiances, toutes les attaques, où il ne pouvait se défendre qu'en découvrant le roi, et qui ne lui valait ni honneur ni argent, il déploya de prodigieuses ressources d'imagination pour tenter de prévenir le démembrement de la Pologne. Un moment, en 1771, il crut qu'il allait enfin pouvoir donner librement carrière à son esprit politique, et échanger son ministère in partibus contre le pouvoir lui-même; Choiseul était tombé; l'opinion publique ne lui désignait que deux successeurs, le comte de Broglie ou le duc d'Aiguillon. Après une lutte de six mois, ce fut le dur d'Aiguillon qui l'emporta. Précipité du haut de ses espérances, le comte de Broglie dut reprendre le rôle ingrat, presque louche, auquel le condamnait la fantaisie de son souverain. Mêlé à toutes les grandes affaires de l'Europe, consulté dans toutes les occasions, il n'exerça en réalité aucune action sérieuse. La multiplicité des intrigues poursuivies par le roi finit par mettre le duc d'Aiguillon sur la piste du secret; des agents subalternes, Dumouriez et Favier, furent mis à la Bastille; la malignité de ses adversaires fit impliquer le comte de Broglie dans le procès qu'on leur intenta. La hauteur de son caractère, la raideur de ses manières, qui l'avaient déjà mal servi en plusieurs circonstances, tournèrent encore contre lui; le 24 sept. 1773, Louis XV profita d'un dissentiment qui s'était élevé entre son confident attitré et son ministre officiel, pour exiler celui-là dans sa terre de Ruffec, sans toutefois que la correspondance ordinaire avec les autres agents secrets fut interrompue. La mort de Louis XV mit fin à ce singulier mystère qui commençait à être percé à jour. Louis XVI ordonna la cessation immédiate de la correspondance et la dissolution du cabinet secret. Le comte de Broglie obtint du roi la justification solennelle de sa conduite, fut rappelé à Paris, mais ne reçut aucune faveur. C'est en vain qu'il sollicita, après que la guerre eut éclaté entre la France et l'Angleterre, le commandement de l'état-major du camp formé sur la côte de Normandie pour préparer une descente en Angleterre; on ne lui confia que la lieutenance intérimaire des Trois-Evêchés. Le dépit qu'il éprouva de ce refus lui fit intenter contre un prétendu calomniateur un procès qui tourna à sa propre confusion. Il échoua de même dans diverses négociations qu'il avait entreprises avec les Etats-Unis, où il espéra un moment retrouver la fortune qui l'abandonnait dans sa patrie. Découragé, il se retira dans sa terre de Ruffec et mourut d'une fièvre pernicieuse. — Il usa à se débattre contre les exigences d'une situation fausse et la manie d'un souverain indécis une vie qui, consacrée ouvertement au bien de l'Etat, eût pu être féconde et glorieuse. Il ne fut que le témoin, agile et irrité, d'événements qu'il se croyait propre à diriger.

Bibl. : Boutaric, Correspondance secrète de Louis XV; Paris, 1866, 2 vol. in-8. — Duc de Broglie, le Secret du roi; Paris, 1878, 2 vol. in 8. — Doniol, Histoire de la participation de la France à la constitution des Etats-Unis; Paris, 1887-89, 3 vol. in-4.

Source : La Grande encyclopédie, de Marcellin Berthelot.

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Annuaire Didot, monarchie de Juillet

Nontron, ville sur le Bandiat, à 4 myr. N. de Périgueux. — 3,246 hab. — Comm. de fer, de bestiaux, tanneries import. — On fait dans l'arrondiss. quantité de couteaux à manche de bois; plomb sulfuré, lamellaire ou galène, manganèse; oxide noir aux environs de Nontron.

Ordre administratif

Conseil d'arrondiss. Allafort-Duverger, maire de Varaignes. — Andraud aîné, maire de Lanouaille. — Delage, j. de paix de Champagnac-de-Belair. — Faure, not. à Thiviers. — Monfanges, médecin, maire de Nontron. — Planchas, juge de paix de St-Pardoux. — Prévot aîné, maître de forges aux Feynières. — Rastouil, propr. à Mareuil. — Ribeyrol, propr. à Nontron.

Sous-préfecture. Sous-préfet : Disaut.
Mairie. Maire : Monfanges aîné. — Adj. : Pastoureau. — Coutiran. — Grolhier. — Desbrousses.
Finances. Receveur particulier : Lafaye. — Percept. : Marcillaud-Bussac, él.
Contribut. directes. Contrôleur : Orand.
Contributions indir. Dir. : Delasgravère. — Receveur entrepos. : Desvergnes.
Poids et mesures. Vérificateur : Boyer.
Enregistr. et dom. Receveur : Vorgniaud, él. — Conserv. des hypoth. : Albanel.
Poste. Direct. : Chabaneau.
Gendarmerie. Lieut. : Gautier

Ordre judiciaire

Tribunal civil. Présid. : Pichon, él. — Juges : Montaigut (d'instr.), él. — Bourinet, él. — Suppl. : Janet-Lasfond. — Myrthil-Grolhier, él. — Dusolier.
Proc. du roi : Cavailhon. — Subst. : Verneilh (de), élig.
Greffier en chef : Fanty-Lescure.
Avocats : Delage. — Janet-Lasfond, bâtonnier, él. — Dussolier, él. — Grolhier-Desbrousses. — Bonhomme-Dupuy. — Larret-Lagrange, él. — Vieillemard.
Avoués : Janet-Lasfond aîné, él. — Gaultier aîné, él. — Neury, él. — Souquet. — Gaultier jeune. — Martin.
Huissiers : Grolhier. — Excousseau (B.). élig. — Excousseau (J.). — Doux. — Achard. — Ribeyrol-Lafon. — Fricout.
Juge de paix : Boyer.
Notaires : Danède aîné. — Lapouge. — Fonreau.

Commerce et industrie

Armuriers : Faye père. — Faye fils. — Faye-Saint-Martin.
Aubergistes : Picaud, él. — Lamalignie. — Vieillemard.
Bâtimens (entrepr.) : Massé.
Bœufs : Rudeau aîné.
Boulanger : Chabaneau, él.
Chapeliers : Boulestin. — Lafon-Pachot.
Cordier : Pardin.
Couleurs et drogues ( fabr. de) : Brou-Laveyssière. — Gianello.
Couteaux (fab.) : Bernard. — Coutisson.
Cuirs : Belleville-Cluzeau. — Gaudichaud. — Grolhier. — Lapouraille frères. — Laroussie. — Lescure fils.
Distillateurs et confiseurs : Bedout-Laborde. — Lapouvaille.
Draperie : Boyer fils, él. — Desmond et Joly. — Dufraisse (Mlle). — Dufraisse père et fils. — Jaly et Desmond. — Laponge.
Epicerie et fer : Agard — Brou-Laveyssière. — Chambarcaud. — Desport (Mme). — Laroche (Ve). — Martin aîné, él. — Puilareau, él.
Grains : Brou-Laveyssière.
Horlogers et bijoutiers : Chabanneau. — Passerieux.
Huile : Agard. — Gaudichaud. — Laboissière. — Laroussie. — Petit.
Imprimeur : Feytaux fils.
Laines : Agard (H.). — Brunot. — Jardy frères. — Rousseau dit Picarette. — Sinard.
Libr. : Aucouturier. — Feytaud fils.
Médecins : Lapeyronie, élig. — Laroche, élig. — Monfanges, él.
Papierspeints : Gianello.
Pelleterie : Jaroussie.
Pensionnat : Chevalier.
Pharmaciens : Queyrois jeune. — Roubène.
Quincaillerie et fer ouvré : Bronze-Brandi. — Chabaneau. — Laroche (Ve). — Martin et fils.
Serge et crin pour les huiles : Lescure et fils. — Pardin.
Tanneurs : Boyer-Menesplier. — Lescure jeune. — Martin. — Vallade.
Vétérinaire : Lapouge.

Propriétaires et divers

Agard, él. — Bedou-Laborde, él. — Couvrat-Desvergnes, él. — Delanoue, él. — Duroux, él. Dussolier, élig. — Feuillade-Laterrière, él. — Forien, él. - Grolhier, él. — Grolhier, élig. — Labrousse-Duboffrand, élect. — Labrousse-Duboffrand aîné, élect. — Lamy, élig. — Larret-Lamalignie, él. — Marcillaud-Goursac, él. — Mazerat, él. — Mazerat-Dazat, él. — Pastoureau, él. — Pastoureau dit Coutiran, él. — Pastoureau-Labesse, él. — Petit, él. — Piltet, élig. — Ribeyrol, élig. — Roussille-Laforêt, élig. — Valade-Lacaud, él. — Vieillemard, él.

Abjat. Notaire : Danède. — Forges : Duvoisin, élig.

Augignac. Usine à fer : Duroux. — Propriét. : Texier, élig.

Bourdeix. Maire : Valade, él. — Propr. : Latière-Lacorderie, él.

Hautefaye. Propr. : Antony dit Petit-Jean, él. — Desmiert, él.

Javerlhac. Notaire : Nadaud. — Boucher : Coussy, él. — Forges : Ribeyrol, élig. — Propr. : Bordas, él. — Desvars, él. — Duroux , él. — Jonpuy-Boulonneix, élig. — Lapeyre-Mensignac, élig. — Mousnier-Lafaurie, él. — Vallade-Lacaud, él.

Jomelière. Usine à fer : Ribeyrol.

Lussas. Maire : Grand-Duchazeau, élig. — Adj. : Donzeaud dit Mondou, él. — Prop. : Chabonneau, élig. — Desvard, él.

St-Martin-le-Pin. Maire : Pastoureau-Descazes, él. — Propr. : Laurençon, él.

Savignac. Forges : Agard-Vergnon, élig. — Agard-Brousson , élig. — Boyer-Lajunte. — Divornois (Ve). — Duvoisin, él.

Teyjat. Maire : Boissière, él. — Pabot-Duchâtelard, él. — Macary fils, élig. — Reytier-Lagrange, él.

Source: Annuaire général du commerce (1840), de Didot.

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L'inspecteur Latapie en visite à Nontron

Du mardi 12 jusqu'au samedi 16 mai 1778.

Cette espèce de ville, toute méchante et toute vilaine qu'elle est, se trouve toujours sur mon itinéraire, parce que ma sœur de Constantin y est établie. Cette fois-ci, j'avais un motif de plus pour y passer. Il y a un subdélégué, le pire de tous ceux de la généralité, comme M. Bouriot, de Bazas, en est le premier. Il s'appelle M. Dubosfrand. Son âge de quatre-vingts ans a achevé de lui ôter le peu d'esprit et de sens qu'il avait reçu en naissant.

Pour établir une filature à l'hôpital de Nontron sous la direction de la sœur Bussac, supérieure, il m'a fallu bien de la peine pour persuader cet imbécile de subdélégué de l'utilité de l'établissement, et flatter sa petite vanité en engageant les habitants les plus distingués de la ville à s'assembler chez lui, quoiqu'il en soit détesté. Après bien des débats, bien des objections plus bêtes les unes que les autres, messieurs de Nontron ont bien voulu souffrir qu'on prenne des mesures pour faire travaller et nourrir leurs pauvres sans qu'il leur en coûte rien. MM. Mazerat, surtout le fils aîné, se sont montrés du beau côté dans cette circonstance-ci; et c'était important, parce que, tout jalousés qu'ils sont, ils ont beaucoup d'influence dans les assemblées.

J'écris à M. l'Intendant pour qu'il veuille bien envoyer de Bordeaux les fonds nécessaires pour le coton, les rouets, cardes, etc. J'espère que l'établissement réussira, malgré les criailleries de quelques mauvais sujets. Un acte capitulaire, signé des principaux habitants, a constaté le vœu général, et MM. Savignac et Boyer ont été nommés administrateurs.

Il y a dans Nontron sept tanneurs, dont quatre seulement en plein commerce. Les eaux du Bandiat noircissent les cuirs forts, aussi les fait-on venir de La Rochefoucauld; mais elles sont excellentes pour les autres genres de tannerie, car elle ramollissent singulièrement les cuirs, au point qu'en quatre jours elles opèrent davantage que celles de La Rochefoucauld en douze; aussi ajoute-t-on du son à celles-ci pour les rendre plus douces.

Il y a trois foulons pour les serges, cadis et étamines, qui se fabriquent soit dans le pays, soit à Brantôme et à Bourdeilles. Le sieur Nouran est le marchand le plus accrédité.

Il y a quelques sergeurs, mais qui ne travaillent pas pour leur compte. Il peut se fabriquer dans Nontron environ 200 pièces par an. Les étamines ne valent pas celles de Bourdeilles. Cependant tant celles de Nontron que [celles] de Bourdeilles et de Brantôme sont forts recherchées à Bordeaux, et l'on ne peut assez en fabriquer dans le pays pour les demandes.

Il y a beaucoup de moulins à huile de noix sur le Bandiat. On écrase, sous une meule très épaisse et verticale, les noix dépouillés de leur écaille. Ces noix écrasées, moulues, sont portées dans une chaudière établie sur un petit four échauffé; lorsqu'elles sont très échauffées, on les porte sous le pressor, et l'huile découle dans un case par un canal de fer.

La coutellerie est l'art le plus cultivé à Nonton. Elle n'est à la vérité que fort commune, mais c'est une branche d'industrie lucrative, à cause du voisinage des forges.

Il n'en manque pas dans le pays, puisqu'il y en a 27 dans la seule subdélégation de Nontron. La plus belle est celle de la Jommelière, à une lieue de Nontron, en descendant le Bandiat. Quand l'aspect du pays ne l'annoncerait pas aux voyageurs, il est aisé d'en conclure que la mine de fer doit y être abondante.

A une lieue de Nontron, au lieu appelé Saint-Estèphe, est un rochet immense posé sur un autre, tellement en équlibre que le mondre mouvement de la main le fait balancer. On l'appelle Casse-noisette. Je ne l'ai pas vu, mais le fait est sûr. (Je l'ai vu depuis, plusieurs fois.)

Il y a environ 1,500 personnes dans Nontron.

Deux couvents, l'un de Cordeliers, et l'autre de Clarisses.

La paroisse est fort ancienne; c'était autrefois un couvent de Bénédictins.

La ville doit aussi être d'une grande antiquité, puisqu'elle était considérable en 769 lorsque Roger, neveu de Charlemagne, et sa femme en firent cession à l'abbé de Charou. La terre de Nontron passa depuis aux vicomtes de Limoges, ensuite à la maison d'Albret, d'où à la couronne de France. Le président de Lavie en est actuellement seigneur engagiste.

La ville de Nontron obtint en 1654 un arrêt du Conseil, très honorable, par lequel le roi lui remet la moitié des impositions pour avoir fourni un bon nombre de vaillants hommes qui contribuèrent infiniment à la prise de Brantôme, de Bourdeilles et d'autres petites villes des environs.

C'est à Nontron (c'est-à-dire immédiatement au delà du Bandiat) que commencent les granites, car, à Saint-Martial, village qui est en deça, finit la pierre calcaire. Les cailloux roulés qui tapissent le fond de la rivière à ce passage, offrent le mélange des deux genres de pierres. Ce ne sont d'abord que des couches immenses et assez irrégulières de schistes d'un brun verdâtre, et remplies de mica. Le quartz et surtout le spath s'y mêlent peu à peu en montant vers Nontron.

Il y a des vignes sur ces coteaux schisteux et graniteux, mais elles produisent peu, et le vin n'y vaut rien. Le châtaignier et le chêne y réussissent le mieux.

Source : Journal de tournée de François-de-Paule Latapie, inspecteur des manufactures de Guyenne.

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Biographie impartiale des représentants du peuple à l'Assemblée nationale

Dussolier.

Avocat, ex-député, né à Nontron en 1799.

C'est en 1830 que M. Dussolier fut envoyé à la Chambre. Sa nomination fut un beau triomphe pour le parti radical auquel il appartient. Il avait fait échouer la candidature du général Lamy, qui passait pour tin des membres les plus compromis du parti de la cour, et qui, jusqu'alors, avait disposé de Nontron comme d'un bourg-pourri.

En 1842, il ne fut point réélu, et c'est M. de Saint-Aulaire fils qui le remplaça.

Il retourna à la Chambre en 1846, et reprit sa place sur les bancs de la gauche.

Après la Révolution de Février, il ne demanda pas, il accepta seulement le commissariat de la Dordogne qui lui était offert par M. Ledru-Rollin. Comme on le trouva trop modéré, il lui fut adjoint deux commissaires, que le département refusa de recevoir. Force fut donc au Gouvernement de les rappeler. Trois nouveaux commissaires furent envoyés à Périgueux vers la fin de mars. Un commissaire général les accompagnait. Quant a M. Dussolier, il fui révoqué et remplacé dans la Dordogne par quatre commissaires, total 7, au moyen desquels les choses marchèrent comme elles purent.

Les concitoyens de l'honorable M. Dussolier réparèrent avec éclat cette injustice en le nommant représentant à l'Assemblée nationale par plus de 103,000 suffrages, c'est-à-dire à la presque unanimité.

Grolhier-Desbrousses.

Avocat, né a Nontron (Dordogne) le 4 octobre 1796. Son père, également avocat, fut maire de Nontron, de 1791 à 1794, c'est-à-dire dans les années difficiles de la Révolution. Il quitta les fonctions de maire pour exercer, peu de temps après celles de procureur de la République.

Le jeune Grolhier commença par la carrière militaire : en 1815, an début des Cent Jours, plein d'un noble enthousiasme, admirateur fervent de Napoléon, il s'enrôla volontairement et quitta le service à la seconde Restauration. Il se retira alors dans ses foyers. Dès ce moment commença, pour lui la vie politique : les Bourbons lui étant profondément antipathiques, il s'associa à toutes les tentatives que l'on fit pour les renverser; il fut affilié aux sociétés secrètes qui s'organisèrent alors. Les persécutions, loin de refroidir son zèle, l'enflammèrent encore; la Restauration et ses hommes n'eurent pas d'ennemi plus déclare. En 1817, il se bat avec un officier de la garde royale, essuie un coups de feu et le laisse pour mort.

Reçu avocat en 1823, les causes politiques sont celles qu'il préfère. En 1830, il est nommé par acclamation capitaine de la garde nationale de Nontron, puis vice-président de la Société Aide-toi le ciel t'aidera. L'élection confirma ces deux nominations. Plus tard, on le nomma commandant de cette garde. Il l'était encore en 1848, après l'avénement de la République. Inutile de dire qu'on le maintint dans ce poste.

On voit que M. Grolhier-Desbrousses n'était guère ami de la monarchie, déchue; garda-t-il bien d'en solliciter la moindre faveur. Le département le regardait comme l'un des chefs de l'opposition. On le savait, du reste, en relation avec Armand Carrel, Odilon Barrot, Ledru-Hollin, etc.

M. Grolhier-Desbrousses paraît appartenir a la ligne du National. Il a obtenu 64,555 voix.

Source : Biographie impartiale des représentants du peuple à l'Assemblée nationale.

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Mme Alfred Agard (née Françoise-Marie-Louise Garreau-Lafaurie)

Philanthrope, née à Nontron (Dordogne). Elle est veuve de Pierre-Alfred Agard, né à la Feuillade (Charente) le 1er mars 1835, qui, après de lointains voyages, où il s'employa très activement et intelligemment à développer l'expansion commerciale française et à faire connaître et aimer notre pays, revint se fixer à Nontron. Là, il consacra son temps et sa fortune aux intérêts généraux : travaux publics, mesure hygiéniques, plantations et mise en valeur de terrains agricoles, etc. Il fut conseiller municipal de Nontron et chevalier du mérite agricole.

Cruellement atteint par le décès de son fils unique, Alfred Agard mourut, le 10 décembre 1916, léguant, dans une dernière et générause pensée d'altruisme, aux malheureux de la ville de Nontron, toute sa fortune pour que soit édifié, dans sa propriété de Talivaud, un hôpital civil et militaire portant son nom et celui de son fils.

Mme Agard s'est associée aux initiativex bienfaisantes de son mari. Elle s'est aussi toute particulièrement employée à l'œuvre si noble de la Croix-Rouge. Membre de la Société française de Secours aux Blessés militaires et choisie comme présidente du comité de Nontron dès le temps de paix, le début des hostilités la trouva à ce poste, en août 1914. Elle s'empressa d'organiser, dans cette ville, un hôpital auxiliaire (le nr 6), où, durant toute la guerre contre les empires centraux, de nombreux blessés ou malades ont trouvé les soins les plus empressés et les plus éclairés. Inébranlablement fidèle au devoir qu'elle s'était imposé, Mme Agard n'a jamais abandonné son poste, malgré les terribles épreuves qu'elle eut à subir, telles que la mort de son fils et celle de son mari ; et elle est constamment demeurée à la tête de son œuvre, en même temps qu'elle participait à toutes les autres initiatives suscitées par la guerre : Œuvre du Tricot du Soldat, dont elle fut l'âme, Secours aux Prisonniers de guerre et à leurs familles, organisation de ventes de charité, etc.

Le fils de la présidente de la Croix-Rouge de Nontron, Jean-Baptiste-Pierre Agard, né dans cette ville le 27 février 1889, mérite, lui aussi, d'être honoré ici comme un héros et une victime de la guerre.

Après de bonnes études au lycée d'Angoulême, à la Faculté de Droit de Paris et à l'Ecole des Sciences politiques, il prit la licence et le doctorat en droit et se fit inscrire comme stagiaire au tableau des avocats de la Cour d'appel de Paris. Il accomplissait son service militaire au 50e régiment d'infanterie à Périgueux quand s'ouvrirent les hostilités et il partit, le 2 août 1914, comme brancardier. Fait prisonnnier le 23 août à Saint-Médard, en Belgique, il faillit être fusillé en servant courageusement d'interprète à son ambulance. Emmené au camp d'Ordruf (Saxe), il y collabora à la Gazette d'Ordruf, journal des prisonniers ; puis il fut enovyé dans un camp de représailles en Courlande, où, pendant huit mois, il souffit de privation de nourriture, travail excessif, punitions barbares, sous un climat rigoureux. Rendu, avec un corps sanitaire, à la liberté, le 11 octobre 1916, il rejoignait son dépôt douze jours après son retour dans sa famille ; mais, épuisé par les souffrances physiques et morales endrées pendant sa captivité, ses forces trahirent bientôt son courage et il mourut, le 25 du même mois, à l'hôpital mixte de Périgueux.

Source : Dictionnaire national des contemporains, de Curinier.

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25 juin 2015

Dictionnaire des parlementaires d'Aquitaine sous la Troisième République

Mazerat
Louis, François
(1817-1881)

L'avocat Louis François Mazerat est issu de vieilles familles de notables du Nontronnais, comptant plusieurs robins. Quand il naît dans la petite ville de Nontron, le 22 septembre 1817, il est le troisième enfant de François Marie « aîné » Mazerat (1776-1825), substitut du procureur du roi près du tribunal civil de Nontron (lui-même fils d'un avocat, juge sénéchal de Nontron, décédé en 1791) et de Thérèse Zoë Charles de Peyssard, décédée deux ans après la naissance de son fils, en 1819. Son frère aîné, François Antoine dit Hylas, né en 1809, fit aussi des études de droit et sa sœur, Marie-Antoinette épousa Jean-François Adolphe Sclafert Lagorsse, substitut du roi près du tribunal de Sarlat au moment de son mariage. La famille vit au château de Nontron où l'enfance de Louis François est assombrie par la mort de ses parents qui le fait orphelin à l'âge de huit ans.

Après l'école communale de Nontron, Mazerat fréquente le lycée de la ville puis la faculté de droit de Paris, ce qui lui permet de devenir avocat au barreau de Nontron et d'y être inscrit jusqu'à sa mort, même si cet « avocat-propriétaire » n'a, comme beaucoup de ses contemporains, pas toujours plaidé.

Le goût de la chose publique lui a certainement été transmis par son métier mais aussi par tradition familiale : ses deux oncles paternels ont exercé les fonctions de maire de Nontron, l'un en l'an II, l'autre — son tuteur, Jean-Baptiste Joseph Mazerat d'Azat — en 1827. Aussi, dès juin 1848, Louis François Mazerat exerce-t-il les fonctions de conseiller municipal de Saint-Martial-de-Valette, aux portes de Nontron. Le 30 juillet 1852, il est nommé maire de sa ville natale, et occupe ce fauteuil jusqu'a 13 juillet 1859. L'homme a donc une belle expérience locale quand il est élu sur la liste du Comité libéral représentant de la Dordogne à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871. Il siège alors au centre-droit où il se fait remarquer par ses opinions libérales. La même année, le 8 octobre, il est élu conseiller général de Nontron. Le 11 février 1874, il est à nouveau nommé maire de la sous-préfecture du nord de la Dordogne. Mazerat atteint alors l'apogée de sa puissance politique. En 1875, il vote contre l'adoption des lois constitutionnelles. Mais l'affirmation progressive de la République met fin rapidement à la carrière de cet élu : en 1876 s'achève son mandat de parlementaire ; en 1878, il perd la mairie de Nontron et en 1880, il renonce à son dernier mandat, celui de conseiller général, abandonnant ainsi la présidence de l'assemblée départementale, officiellement pour des raisons de santé. Il est vrai que Mazerat meurt un an plus tard à Périgueux : après des obsèques religieuses, ce célibataire est alors enterré à Nontron dans le caveau familial.

Dusolier
François, Alexis, Alcide
(1836-1918)

Alcide Dusolier appartient à une famille de notables du Nontronnais dont plusieurs membres ont siégé dans une assemblée parlementaire au milieu du XIXe siècle : son père, Thomas (1799-1877) fut député de la Dordogne sous la Monarchie de Juillet, de 1839 à 1842, puis de 1846 à 1849 et enfin, sous le Second Empire, de 1852 à 1863 ; son beau-frère, Eugène Barailler, siégea à l'Assemblée constituante de 1848 à 1849 et son cousin, P. Tesnière, fut député de la Charente sous Napoléon III. Alcide est le dernier des cinq enfants de Thomas Dusolier, fils d'Antoine (1768-1838), officier de gendarmerie et de Léonarde Martin, et de Françoise Marie Ribeyrol (1798-1851), fille d'un propriétaire, maître des forges et de la fonderie de Jommelière à Javerlhac, et de Françoise Vallade. La mort prématuré de deux frères, Thomas Armand (1832-1850) et Thomas Léon (1839) réduit très vite la famille. Né à Nontron le 21 septembre 1836, il fait, après des études secondaires dans un établissement privé à Pons, son droit à Paris. Cela ne le conduit pas vers un métier juridique, tel qu'avocat, comme son père, son frère aîné Jean Louis Émile (1829-1865) ou son beau-frère, Barailler, le mari de sa sœur aînée Marie Henriette Angéla (1828-1892) ou juge de paix comme son autre beau-frère Alcide Pontou, époux de son autre sœur, Marie Henriette Clara (1835-1927), mais vers le journalisme et la littérature. Les nombreux articles de critique artistique parus dans la presse parisienne dans les années 1860 et les divers ouvrages littératires publiés à la même époque n'annoncent pas une carrière politique, même si le jeune publiciste, initié à la franc-maçonnerie en Dordogne en 1868, est connu pour ses idées républicaines.

C'est l'année 1870 qui constitue un tournant dans la vie d'Alcide Dusolier : élu conseiller municipal de Nontron en août, dans les dernières semaines de l'Empire il est nommé sous-préfet de la ville, dès la proclamation de la République, le 4 septembre et devient le secrétaire de l'homme plus en vue du nouveau régime, Gambetta, à partir du 17. Pourtant, l'entrée définitive en politique ne s'effectue que dix ansplus tard. Entre temps, Dusolier a consolidé son assise locale en devenant vénérable de la loge « L'Avenir » à Nontron en 1876, en présidant la Société de secours mutuels de Nontron à partir de 1877, en se battant trois fois en duel avec ses adversaires et se faisant nommer chevalier de la légion d'honneur... Élu conseiller général de Nontron, en 1880, puis député de Nontron en 1881, constamment réélu ensuite, Dusolier a abandonné ces mandats volontairement après trente ans dans l'assemblée départementale et trente-et-un de vie parlementaire, d'abord à la Chambre (1881-1885) puis au Sénat. Devenu un des chefs du parti républicain en Dordogne, Dusolier s'impose aussi au Parlement, dans le groupe de l'Union républicaine dont il est, à plusieurs reprises, président, à la Chambre (1881) comme au Sénat (1894). Secrétaire du Sénat de 1891 à 1894, il en devient questeur de 1897 à 1907. Mais la disparition de celle qu'il avait épousée le 26 août 1872 à Maisonnais-sur-Tardoire, Marie Marguerite Roux de Reilhac de Chateaurocher (1850-1899) puis de sa fille Claire Angèle (1880-1906) ramènent de plus en plus Alcide Dusolier vers son Périgord natal et en particulier son château de Bonrecueil, à Saint-Sulpice-de-Mareuil, où il achève sa vie le 10 mai 1918. Il laisse un fils, Maurice (1879-1943) et le souvenir d'un homme qui, s'il consacra une partie de sa vie à la politique, n'en fut pas moins un homme de plume, fin lettré, très engagé dans le mouvement du Félibrige et en particulier, dans le Bournat, l'école félibréenne du Périgord.

Source : Dictionnaire des parlementaires d'Aquitaine sous la Troisième République, de Bernard Lachaise.

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La saline Galliot

La saline Galliot

En 1645, Christophe Galliot avait eu des sacs de sel saisis à l'initiative du maire François Normand. Il habitait alors dans sa maison située entre la fontaine du dizier, l'église saint Jacques et les cimetières de l'Houmeau. Le sel avait été saisi devant son écurie.

(A cette époque, le pré du dizier, vaste espace entre la maison Galliot et le fleuve Charente servait de port de décharge pour le sel. De plus, il n'existait aucune « muraille » délimitant cet espace ce qui ne sera plus le cas dans les années suivantes).

A partir de 1675, et le décès de Mathieu Galliot, le domaine de la famille Galliot sera morcelé.

Le 7 juin 1682 (2 E 314) Guillemine de La Salmonie, veuve de Christophe Galliot, frère de Mathieu, affermait à Pierre Lambert, maître de gabarre, sa saline, proche de la fontaine du dizier.

« A loué et affermé par ses présentes au dit Lambert stipulant et acceptant une saison à elle appartenant située au dit l'Houmeau consistant en deux chambres basses, deux chambres hautes, deux greniers au dessus deux écuries et deux greniers à foin et la cave qui est au dessous les écuries, le chai dans lequel la dite dame De La Salmonie a fait sa saline dans laquelle il y a une séparation de tables (planches) qui sépare le dit chaix et la dite saline comme ainsi l'atelier qui est proche et joignant le jardin de la dite De La Salmonie, le jardin dépendant de la dite maison ».

En effet, tout l'espace situé entre le fleuve Charente et la Grande traverse de l'Houmeau (rue de Paris actuelle), avec d'un côté l'Eglise paroissiale et de l'autre la rue du village du Gond avait été arrenté le 15 novembre 1648 (2 E 886) par Daniel Galliot le père de Mathieu et de Christophe Galliot et constitua pendant longtemps le patrimoine Galliot et c'est donc Guillemine De La Salmonie qui émietta ce patrimoine renfermant des locaux, des salines et le pré du dizier (1682) puis 1686.

Le 15 janvier 1686, le saline passa aux mains de Hélie Peynet, nouveau fermier (2 E 315).

Il y restera quelques années puisque le 25 juin 1690 (2 E 317) le pré du dizier sera dissocié de la saline, Hélie Peynet devant alors maintenir le pré en culture, ce qui ne devait pas faciliter le travail des gabarriers.

La saline Galliot poursuivait sa fonction, et le chai sera longtemps un haut lieu commercial dans le faubourg, où l'on trouvait du sel, mais aussi du papier, des barriques et des cercles de barriques, des raies (roues de charrettes). en 1702, le pré, affermé par le sieur Respinges était encombré de bois bordage, de pierres, de canons. Sa mise en culture n'avait pas été couronné de succès.

La saline Galliot a totalement disparu de nos jours, car comme elle se trouvait proche de la fontaine du dizier, elle donnait sur le chemin qui « conduisait de la fontaine au cimetière ». Celui-ci constituait la limite avec le pré et c'est à partir de lui que fut édifié après 1757, un mur qui matérialisera la propriété achetée aux héritiers Galliot par la famille Marchaix (1732) et ensuite par Jean Armand Dervaud (marié Marie Thérèse Henry) le 9 août 1757 (2 E 266).

Dès lors il ne sera plus fait de distinction : le pré du dizier enclos de murailles, constituera pour sa plus grande superficie, le parc du logis que nous pouvons apercevoir encore aujourd'hui (entreprise Barouilhet : comptoir du pneu).

Source : Le commerce du sel dans la seconde moitié du XVIIe siècle entre Tonnay-Charente et port de l'Houmeau, de Jacques Combeau.

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Succession du seigneur de Champniers

Inventaire des meubles et effets dudit Louis-François Arnauld, écuyer, seigneur de Champniers, le Breuil, Puyrobert, Argence, Viville, Ferrière, Puydenelle et autres lieux, décédé en son château du Breuil, paroisse de Champniers, le 21 mai, à la requête de ses exécuteurs testamentaires, en présence de Louis-Arnauld de Viville, chevalier, agissant pour lui et sa sœur Jeanne, comme neveux et héritiers naturels du défunt, avec protestation contre les enlèvements qui paraissent avoir été faits depuis qu'une attaque d'apoplexie le rendit incapable du soin de ses affaires. A signaler audit inventaire : quatre fauteuils à bras en bois de noyer, deux en sculpture et deux tournés, couverts de damas satiné gris perle à petites fleurs, demi-usés, estimés quarante-huit livres; — douze chaises à l'antique couvertes de damas cramoisi, bordés d'un galon et doux dorés, estimées soixante livres; — une tapisserie de Flandre, à personnages, représentant l'histoire d'Alexandre, tirant seize aunes, en six pièces, très usée, estimée trois cent vingt livres; — un paravent à quatre feuilles de bois de peuplier, gami de toile peinte, représentant les armes dudit feu, et un paysage avec des figures, estimé vingt-quatre livres; — un grand miroir à huit glaces de soixante-dix pouces de hauteur et vingt - huit de largeur, estimé cent livres; — une tapisserie haute lisse représentant, Jupiter, contenant treize aunes en cinq pièces, sur la hauteur d'une aune et demie, estimée deux cent soixante livres; — une poire à poudre, façon chagrin, un petit fusil à manche de nacre, trois petites lorgnettes; — une redingote de frise d'Angleterre, écarlate, ses parements et cols de velours noir, estimée quinze livres; — trois tableaux à cadre doré : l'un, représentant Louis XV; un autre, la reine, et le troisième. Monsieur de Breteuil, ancien intendant de la province, estimés vingt-quatre livres; — deux autres tableaux à cadre doré, ovales, représentant le défunt président Arnauld et madame Birot, son épouse; — six laisses sur satin, dont trois à cadre dorées et les autres à baguettes dorées, estimées douze livres; — un pet-en-Tair de satin cramoisi, doublé de taffetas .citron, estimé trois livres; — un habit d'écarlate à boutons fil d'or; une veste dont les devants sont couleur rose à boutons et boutonnières d'or, et le derrière d'écarlate; l'habit doublé de satin blanc et les devants de la veste d'une peluche; une calotte de calinande rouge, estimés vingt-quatre livres; — un fusil garni en argent avec quatre boucles aussi en argent et sa poche de cuir, estimé soixante livres; — une vieille mauvaise berline à deux glaces et un châssis à verre par le devant, le dedans garni d'un velours ciselé violet à fleurs, l'impériale avec sa frange couleur d'or, le dessus garni de gros et petits clous dorés avec quatre vases de potin aussi dorés, les portières à coulisses tirantes de toile cirée, le siège rempli de plumes, couvert d'un menu velours avec une couverture du siège de postillon, d'une panne veloutée couleur citron, estimés ensemble cent cinquante livres; — dans la bibliothèque, considérable : les œuvres de théâtre de M. de Boissi, en 9 in-8; l'histoire de Tome Jones, en 4 in-12; les mémoires de M. de Gourville, en 2 in-12, de l'édition de 1724; 4 almanachs des spectacles de Paris; deux volumes de la coutume d'Angoumois, l'un de l'ancienne et l'autre de la nouvelle édition; les tableaux des philosophes, in-f, enrichi de gravures de l'édition de 1715; le code de Pologne sous Henri III; les mémoires de François de Paul de Clermont, en brochure in-12; les chansons choisies de M. de Coulange; pensées diverses sur la comète de 1680, en 2 in-12; les œuvres diverses du sieur de Balzac, en 1 in-16; l'enterrement du dictionnaire, in-12; les œuvres de « Sirano » de Bergerac; — parmi les papiers, dont une partie entre les mains du sieur Geoffroy, sergent royal à Champniers, fut réintégré dans le trésor du château : les lettres de provision de la charge de président au présidial dudit défunt; — divers dossiers de procédure de la juridiction de Champniers; — deux expéditions des contrats de mariage de François Arnauld avec Marie-Louise Birot, du 28 août 1700, et de Louis-François Arnauld de Champniers avec Marie-Elisabeth Guillot de Goulard, du 2 septembre 1739; — un dossier composé de titres des droits seigneuriaux, honorifiques, établissements de foires et marchés, four banal, justice haute, moyenne et basse dans l'étendue de la paroisse de Champniers, avec un contrat d'acquisition de ce qui relevait du domaine dans la même paroisse, des hommages, des transactions passées avec l'abbesse de St-Ausone; — un dossier concernant la gruerie de la paroisse de Champniers; — deux fermes d'agrier de safran qui se recueille dans ladite paroisse, des 20 août 1742 et 17 décembre 1748; — le bail à ferme de la halle de ladite paroisse du 24 décembree 1701, reçu Flageolle, notaire; — le contrat d'acquisition par François Arnauld à Marie Talleyrand de Grignaud, veuve de Grassian Jousset, écuyer, seigneur de Puydenelle, de la seigneurie de Puydenelle, des fiefs de Sigogne et Flageolle, moyennant vingt-six mille quatre cents livres, du 8 avril 1736, reçu Decoux, notaire royal; — le contrat de mariage de Daniel Birot, avocat au parlement, avec Rachel Roger, du 2 février 1677; — le contrat d'acquisition de la terre et seigneurie de Champniers, par François Arnauld à François Guy, chevalier, seigneur de Champniers, et Marie de Massacré, son épouse, du 21 avril 1717, reçu Decoux, notaire royal; — le contrat d'acquisition des droits d'échange de la paroisse de Champniers, du 6 novembre 1700, reçu Le Plin, notaire au Châtelet; — un dossier de titres, arrêts du conseil et autres pièces concernant l'ancienne noblesse du président Arnauld, au nombre de dix-huit pièces; — un arrêt rendu à la table de marbre qui reçoit le sieur André, dit Dumaine, garde des bois et chasse de la terre de Champniers, du 11 juillet 1724; — quarante-sept registres concernant les cens et rentes dues aux seigneuries et fiefs de Champniers, Puyrobert, Puidenelle, Sigogne, Flageolle, Argence, Ferrière, Viville, la Tremblade; — les hommages et dénombrements fournis par les seigneurs desdits fiefs, tant au roi qu'à l'évèque d'Angoulême. (Sommaire - AD16, Babinet de Rencogne, 1906)

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Succession du seigneur de Maumont

Inventaire des meubles et effets de Jean de la Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Maumont, décédé le 21 juin, commencé sans attendre l'arrivée de M. Du Vivier, chevalier de Magnac, fils puîné du défunt, en mer; ce requérant François-Jean-Charles de la Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Maumont, Magnac, Le Vivier et autres places, capitaine au régiment de Provence-Infanterie, Louise, Catherine-Hippolyte et Marguerite de la Rochefoucauld, ses enfants majeurs, demeurant au château de Maumont, paroisse de Magnac-sur-Touvre, Marie de la Rochefoucauld de Magnac, Louise-Anne de la Rochefoucauld de Chaumont, François-Alexandre, chevalier de la Rochefoucauld, François-Joseph et Pierre-Louis de la Rochefoucauld, étudiants au collège d'Harcourt, Marie-Charlotte de la Rochefoucauld du Vivier, pensionnaire à l'abbaye de St-Ausone, ses enfants mineurs émancipés, agissant sous l'autorité de Jacques Descordes, leur curateur, intervenant le 18 janvier 1757; et en présence de François Victorien de la Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Magnac, oncle paternel desdits enfants, et de Gabriel Decescaud, chevalier, seigneur du Vivier, leur grand-oncle maternel. A signaler : 2 chauffe-Iits de cuivre jaune; — un fusil avec les armes des la Rochefoucauld gravées sur argent; — un habit de drap avec une veste et une culotte de velours noir, à boutons d'or, l'habit doublé de gros de Naple cramoisi et la veste de serge blanche, estimés 72 livres; — une robe et une jupe de damas des Indes couleur bleue avec une bavaroise à dentelle d'or et chenilles, estimées 72 livres; — 7 pièces de tapisserie de Flandre, avec verdures et représentations d'animaux, « faisant 18 aulnes 3/4 de tour sur 2 aulnes 1/4 de hauteur», estimées 468 livres; — une garniture de lit à bandes de velours violet, avec points de tapisserie, doublée de satin jonquille, garnie de chenilles en bordure « daussiel, impérialle, bonnes grâces, courte-pointe, pantés du haut et du bas, sa housse d'une serge d'Aumale couleur bleue bordée d'un ruban blanc, et les petits bras de satin lesquels sont pour tenir la housse », le tout estimé, avec le lit de noyer, 500 livres; — dans la salle : 6 tableaux dont un représentant la descente de croix, un autre St-Jérôme, estimés 70 livres; — une pendule et son boîtier avec son pied de bois doré estimée 100 livres; — 2 cachets d'argent aux armes de M. Decescaud de Cursac; — un chapeau de castor bordé en or, avec bouton et ganse d'or, estimé 15 livres; — la garniture de 11 fauteuils, d'un écran, et d'un tabouret de point à l'aiguille estimée 300 livres; — un diamant avec 6 pierres, et un petit jonc d'or; — un tableau donnant le plan du château; — dans la brûlerie : une chaudière à eaux-de-vie maçonnée, non estimée comme étant attachée au fonds; — dans la bibliothèque : Le testament politique de Richelieu, Mémoire de deux des campagnes de M. de Turenne, Arioste, Les amours de Psychée, Les amours de Molière, Les religieuses esclaves, Don Quichotte, La pierre philosophale des Dames, Les contes et fables de la Fontaine, Les essais de Montaigne, Les délices de la poésie galante, Rousseau, Le cuisinier bourgeois, etc.; — le contrat de mariage du défunt avec Mlle Decescaud, reçu par Ladeil le 27 juin 1722; — le congé donné par le Roi au défunt comme garde de la marine, le 1er mai 1703; — les lettres de réception du môme dans les ordres du Mont-Garmel et de St-Lazare, le 6 février 1705; — l'acte de profession de Marie-Rose-Charlotte de la Rochefoucauld, fille du même, chez les Ursulines de La Valette, le 3 septembre 1741; — les vidimus de contrais de mariage de François de la Rochefoucauld, baron des Baux, seigneur de Bayers, avec Isabeau « Delane », du 22 avril 1543; et de Louis de la Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Bayers, avec Angélique Gillier, du 30 novembre 1572; — l'inventaire des meubles de François de la Rochefoucauld, père du défunt, du 30 juin 1716; — le contrat de partage entre François de la Rochefoucauld et ses frères cadets, du 17 novembre 1687; — une liasse de contrats de mariage parmi lesquels est une transaction passée entre MM. Des Ages et de St-Gelais, le 10 août 1471, à l'occasion de la dot de la dame de St-Gelais; — 14 hommages et dénombrements des seigneurs de Maumont aux comtes d'Angoulême; — les reconnaissances des rentes seigneuriales dues à François Des Ages, écuyer, seigneur de Macqueville, comme seigneur de Maumont, la plus ancienne datée du 7 janvier 1593; — autres reconnaissances données à Arthur Des Ages, écuyer, seigneur de Maumont et de Magnac, du 2 octobre 1536 au 6 avril 1538; — autres reconnaissances données à François de la Rochefoucauld, écuyer, seigneur d'Orbé, du Châtenet, de Maumont et de Magnac, reçues Tallut, notaire royal, du 8 avril 1609 au 12 novembre 1616; — autres reconnaissances données a Pierre de la Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Maumont, Magnac et Barro, du 1 avril au 29 mai 1648; — L'aliénation faite par les commissaires généraux députés par le Roi pour la vente de ses domaines, le 28 mars 1657, au profit de François-Joseph de la Rochefoucauld, de la justice haute, moyenne et basse de la paroisse de Magnac, et de la rivière de Touvre le long de cette paroisse; — L'hommage et dénombrement de La Védellerie fourni au roi le 10 novembre 1606 par François Des Ages, écuyer, seigneur de Macqueville, de Maumont et de Magnac, tant pour lui que pour Bertrande, sa fille; ledit acte passé devant Tallut; — le dénombrement rendu le 1 août 1553 par Arthur et Antoine Des Ages, frères, seigneurs de Maumont et de Magnac, entre les mains du maire d'Angoulême, au nom du Roi; — une liasse de reconnaissances fournies à Geoffroy Des Ages, écuyer, seigneur de Maumont et Magnac, la plus ancienne datée du 12 mars 1580; — 2 pièces concernant les dîmes inféodées dépendant de la seigneurie de Maumont dans la rivière d'Anguienne; — 2 partages entre François-Pierre et François-Joseph de la Rochefoucauld des 4 avril 1688 et 10 septembre 1687; — la reconnaissance donnée à Jean Des Ages, seigneur de Maumont, par Girard Bodin, marchand, du 14 avril 1581; — le testament de Louis de la Rochefoucauld, religieux de Grandmont, du 23 février 1697; — un partage entre François Joubert, écuyer, seigneur de « Chaptermat », et Louis Joubert, écuyer, seigneur de Puyrambaud, du 3 décembre 1588; — le dénombrement fourni par Hélie de la Croix à Itier de Chanmont, seigneur de Chaumont, le 1 février 1478, de 2 pièces de bois et une pièce de terre; — la suppression de l'hommage de l'arrière fief de La Faye, relevant de Chaumont; il est remplacé par une rente d'un boisseau d'avoine et de 2 chapons, le 6 octobre 1676; — l'échange des terres et seigneuries de Château-Gaillard, Couture et autres entre Jean de Pesnel, écuyer, seigneur de Barro, et Jean Pascaud, sieur de Villars, juge-sénéchal du comté de La Rochefoucauld, du 23 juin 1603; — diverses pièces concernant les seigneuries du Vivier, de Chaumont, de « Chaptermat »; — des hommages et dénombrements rendus à l'abbaye de Charroux, par les seigneurs de Barro, en raison du fief des Limouzines; — des hommages du fief de Barro relevant du château de Verteuil; — l'arrêt du parlement qui confirme au seigneur de Barro le droit de pêche en ce lieu prétendu par le commandeur de Villegats, du 21 mai 1729; — l'adjudication du fief de Barro à Pierre Prévéraud, sieur de La Chaluzière, moyennant 24.000 livres, le 9 septembre 1623. — L'inventaire se clôt, le 9 septembre 1774, en présence de Louise de la Rochefoucauld de Maumont, religieuse de l'Union-Chrétienne, agissant tant pour elle que pour Catherine-Hippolyte de la Rochefoucauld, sa sœur, épouse de M. de Corlieu; et de Pierre Roche, comme procureur de François-Jean-Charles de la Rochefoucauld, marquis de la Rochefoucauld-Bayers, de François-Joseph de la Rochefoucauld de Maumont, docteur en Sorbonne, prieur commandataire de Lanville, vicaire général et grand archidiacre de l'archevêque de Rouen, de Pierre-Louis de la Rochefoucauld-Bayers, bachelier en théologie, prieur commandataire de Notre-Dame de Nanteuil-le-Houdouire, de Marie delà Rochefoucauld de Magnac, et de François-Alexandre, comte de la Rochefoucauld. (Sommaire - AD16, Babinet de Rencogne, 1906)

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