28 mars 2015

Pastoureau de Nontron

D'après une tradition conservée dans cette famille, un cadet de maison noble du Poitou, fourvoyé dans l'une des bandes de Pastoureaux de 1251, fut blessé dons une rencontre et laissé à Nontron, où il se fixa en prenant et gardant le nom de Pastoureau. Si, à l'appui de cette tradition, nous consultons les documents écrits, nous y trouvons que deux Pastoureau étaient propriétaires à Nontron en 1357, d'après les titres suivants, mentionnés par Doat, vol. 241 :

« 1357... Instrument mentionnant que certaine maison assise au bourc de Nontron, entre le four d'Aixe et la maison de Jacques Peytoureau, est de la fondalité du vicomte die dominica post festum beati Marcialis anno Domini M° CCC° quinquagesimo septimo. — 1857... Acte de la rente due au vicomte sur certain solar portal et autres biens sis à Nontron et appartenant à Jehan Pestorele et Pierre Savenya. Die lune post hiemale festum beati Martini anno Domini millesimo trecemtesimo quinquagesimo septimo. »

Ce Jehan Pastoureau (Pastorelli) serait-il fils ou frère de Jacques, et celui mentionné dans le Dictionnaire de jurisprudence de Guyot, v° ministère public, en ces termes :

« Il n'y eut pas au Parlement d'avocats ou de procureurs du roi avant 1300, Jean Le Bossu et Jean Pastoureau sont cités dans toutes nos annales comme les premiers officiers qui furent appelés avocats du roi. »

Après eux, dans le cours des XIVe et XVe siècles, apparaissent Eymeric, Pierre et Jehan Pastoureau qui descendent probablement du Jacques ou du Jehan Pastoureau de 1357. Il est question des trois frères dans des titres de rente de 1430, 1438, 1439, déjà cités, de Pierre et de Jehan dans une autre du 26 mai 1472 et de Pierre, seul dans deux autres des 24 août 1474 et 3 juin 1476, dans lesquelles ledit Pierre est qualifié de : Prudente et honesto viro petro Pastourelli mercatore et burgeni ville de Nontronii.

Les descendants de Jehan et de Pierre Pastoureau formèrent deux branches : 1° Jehan, qui dut avoir pour fils Dauphin Pastoureau, marié avec sa cousine, Marion Pastourelle, qui ne lui donna que quatre filles et laissa tomber cette branche en quenouille, ainsi que nous l'avons suffisamment démontré plus haut. Jehan Pastoureau eut aussi une fille, Marguerite. 2° De Pierre Pastoureau provinrent Jehan, dit le Vieux, et une fille, Marion, unie à Dauphin. Jehan dit le Vieux se maria avec sa cousine, Marguerite Pastourelle, ainsi qu'il appert du testament dudit Dauphin et de divers titres de rente, notamment d'un acte du 15 avril 1495 consenti par lui et Marguerite Pastourelle, sa femme, Prudente viro Johannes Pastourelli senore mercatore et proba muliere Margarite Pastourelle sua uxore, et portant cession de six sous de rente sur un jardin joignant les prés de Janot, de maître Gérald et de maître Pierre Pastoureau frères, prati Janoti, magistri Geraldi et magistri Petri Pastourelli fratribus.

Ce dernier acte nous révèle l'existence dune troisième branche qui doit provenir d'Eymeric Pastoureau, de 1430, qui dut avoir aussi pour fils Daniel marchand, qui, le 6 août 1480, consentit au seigneur de Nontron une reconnaissance de rente sur une maison dans la ville vieille de Nontron. Nous trouvons encore sur cette branche les renseignements suivants :

« Le 20 avril 1486, noble Pierre de Beaulieu vendit à Jeannot et Gérald Pastoureau diverses rentes sur le tènement de Lascouts, paroisse de la Chapelle-Pommier. Par testament du 33 juin 1503, reçu Blois, notaire, maistre Gérald Pastoureau, licencié ès-lois de la ville de Nontron, fonda dans l'église du monastère de St-Pardoux-la-Riviere quatre anniversaires à célébrer après quatre festes de Noël, Toussaints, Pasques et la Pentecoste, pour un sestier froment, huit sols argent et une poule sur le mainement de Cossevigne, paroisse d'Abjat, plus quatorze boisseaux froment, quinze seigle, dix advoine et dix sols argent sur le village de Lascouts, paroisse de la Chapelle-Pommier. Avant sa mort, et le 2 octobre 1505, ledit Gérald fonda à Nontron une vicairie dite Nostre-Dame-de-Pitié, à laquelle ses descendants nommèrent le titulaire en 1514. Jeannot dut se marier avec Louise Pastoureau qui, dit Nadaud dans ses mémoires manuscrits I, p. 114, fut femme de Jean, marchand de Nontron, testa le 22 mars 1523 et veut trois cents prêtres à son enterrement, autant à la septaine et autant au bout de l'an. Ils durent avoir pour fille Jeanne, veuve de Mathurin Poisson, avocat au présidial de Périgueux, d'après deux reconnaissances de rentes à elle consenties le 9 décembre 1535 et où elle est ainsi dénommée : Nobilia Johanna Pastoureau vidua honorabili et seneschali viri magistri Pissis cum vivebat advocati in curia presidiali et seneschali petrocorensis. Quant à Pierre Pastoureau, licencié ès-lois, nous ne trouvons sur lui aucun document écrit, à moins de supposer qu'il devint le chef de la branche des Pastoureau, seigneurs d'Ordière en Poitou et à lui rattacher, ou à ses descendants, les alliances suivantes, indiquées par Nadaud : Louise Pastoureau éponsa N. Paulte, dont la fille, Antoinette, épousa François de Bousiers, écuyer, le 29 novembre 1579. Le 27 mai 1515, Françoise ou Antoinette Pastoureau épousa Martial Audier, conseiller au parlement de Bordeaux, seigneur de Montcheuil. Le 1er août 1594, Josias de Livron, écuyer, épousa Esther Pastoureau, fille de Jean Pastoureau, escuyer, seigneur d'Ordières, et de Jeanne Travers. Le 5 décembre 1512, Hélie Couradin, sr du Vignaud, épousa Anne Pastoureau. Le 14 mai 1623, Jeanne Pastoureau épousa Jean des Hoches, fils de Jonathan, sr de Douzat, et de Marguerite du Sault. Le 23 avril 1628, Pierre de Moneys, chevalier, épousa Esther Pastoureau. En 1650, Jean de Montfrebœuf, sr de La Nadalie, épousa Marie Pastoureau.

Mais revenons aux Pastoureau de Nontron et à la branche de Jehan dit le Vieux, qui, de son mariage avec Marguerite Pastourelle, eut : l° Jean, qui suit; 2° François, d'après le testament, en 1505, de son oncle Dauphin Pastoureau.

Dauphin, dit le Jeune, Prudente viro Pastourelli junior burgeni et mercator ville Nontronii, d'après des titres de rentes de 1487 et de 1508. De son mariage avec Marguerite Régis ou Roy, il eut trois enfants, ainsi qu'il appert d'une reconnaissance du 9 janvier 1514 consentie en faveur de sa veuve, honesta muliere Regina vidua Pastourelli junior, comme légitime administratrice de François, Jean et Estienne, leurs fils François, entré dans les ordres, devint abbé de Blanzac, et Etienne paraît être décédé sans postérité, car ses deux frères figurent seuls dans divers titres de rente des années 1519, 29, 30, 31, 32 et 1535 en ces termes : « Au profit de saige homme Jehan Pastoureau, marchan, fils de Jehan Pastoureau, dict Capduc, par le temps qu'il vivoit, marchand de Nontron, tant pour luy que pour vénérable personne mestre François Pastoureau, prestre, abbé de Blanzac. »

Jehan Pastoureau est aussi qualifié de Toutbon dans une reconnaissance du 4 janvier 1524, consentie au seigneur de Nontron par lui et François Pastoureau, son frère.

Jehan Pastoureau, dit Toutbon, se maria avec N..., dont il eut Thibeaud et, probablement : 1° Louise, à laquelle fut consentie le 10 janvier 1542, par Anne Goulard, veuve de maistre Jehan de Puisillon, seigneur de La Faye, une reconnaissance mentionnée dans le terrier de la famille Pastoureau. Elle se maria, d'après Nadaud, avec N... Paulte et en eut Marguerite, qui épousa, le 29 novembre 1579, François de Hougier, écuyer; 2° et Charlotte, qui se maria, vers 1564, avec noble Martial Guyot.

Thibeau Pastoureau, seigneur de La Grange, qualifié de lieutenant des Roy et Reyne de Navarre dans leur ville et baronnie de Nontron, dans divers actes de rentes de 1550, 77, 82, 84, 86, 88 et 1597. Il se maria avec Marguerite de Labrousse, de laquelle il eut : 1° Florence, mariée le 4 janvier 1617 avec Annet de Pindray, écuyer, sr de La Neulhie, dont 1° Pierre, marié le 28 août 1647 à Charlotte de Saint-Laurent, de laquelle Jacquette, mariée le 3 juin 1692 à Claude de Conan, dans les archives duquel nous avons recueilli une partie des terriers et des titres de la famille Pastoureau; 2° François de Pindray, décédé sans enfants, et 3° Isabeau, mariée à Hereuillais de Massougnes, escuyer, seigneur du lieu noble de Chamfaron, suivant contrat de mariage du 20 janvier 1649 par lequel le père de la future lui constitue :

« Tant dans la succession de deffuncte damoiselle Florence Pastoureau, sa mère, que de deffunct Pierre Pastoureau, escuyer, sr de La Grange, son oncle maternel, de demoiselle Marguerite de Labrousse, son ayeule maternelle, que de feu François de Pindray, escuyer, son frère germain, la moityé de certaine maison noble sittuée en la place appelée de La Cayo, en la ville de Nontron, commune et indivise avec Pierre de Pindray. escuyer, sr de Lacau, son frère germain, avecq la moityé de toutes les rentes aussy indivises par moityé entre sondit frère... et tout ainsi que lesdites maisons et rentes leur sera escheus par la succession dudit Pierre Pastoureau... par le contrat de transaction partage du 26 mars 1630, devant Amblard et Lenoble, notaires royaux ».

III° Ledit Pierre Pastoureau, décédé au repaire noble de La Grange, paroisse de Nontron le 27 août 1627 et sans enfants de son mariage du 25 septembre 1623 avec Jehanne Védrenne fille de Léonard Védrenne, juge des juridictions d'Augignac et Savignac.

IV° Autre Pierre Pastoureau, marié avant 1596 avec Florence de Lacroix, d'après l'acte de baptême d'Honorette, leur premier enfant, du 20 octobre 1596, et décédé avant 1603, suivant acte du 14 avril de cette année, portant vente de certains fonds à M. Pierre Maillard, seigneur de Lafaye, par Florence de Lacroix, veuve de Pierre Pastoureau. De ce mariage : 1° Honorette, baptisée en 1596, ayant pour parrain Thibeaud Pastoureau, son grand-père, se maria le 17 janvier 1617 avec François Texier, docteur en médecine; 2° et François, marié avec Marguerite de Labrousse, dont Helie, baptisé le 30 novembre 1636.

V° François Pastoureau, sr de La Serve, marié, le 29 novembre 1626, à Bertrande de Labrousse, fille d'Helie de Labrousse, sr des Chapoulies, et de Jehanne de Camain, de laquelle provinrent : 1° Helie, baptisé le 6 janvier 1628, ayant pour marraine Marguerite de Labrousse, sa grand-mère, marié à Marie Villariaud, dont François et Anne, d'après le testament de leur tante, Honorette, du 20 janvier 1697 ; ledit François marié avec Marie Pastoureau, dont Pierre qui, de son mariage, eut une fille, Françoise, mariée le 16 février 1749 à Léonard Bouthinon, sr de Beaumont ; et un fils, François, baptisé le 18 septembre 1721, ayant pour parrain François Pastoureau, son bisayeul. Ledit François, sr du Buisson, se maria avec Marie Bouthinon des Essards, dont il eut une fille, Marie, qui, suivant contrat du 8 février 1776, avec Pierre Grolhier, assistée de ses père et mère, et de Pierre Pastoureau, sr de Lasserve, son ayeul, habitant tous, y est-il dit, au fief noble du Buisson, paroisse de Javerlhac, et deux fils, Pierre, sr du Buisson, et autre Pierre, sr du Coutirand, d'après une assignation du 18 janvier 1787, à la requête de Léonard Grolhier, contre ces derniers, et Marie Bouthinon, leur mère, veuve de François Pastoureau. Ledit Pierre Pastoureau, sieur du Coutiran, se maria avec Marie Bernard, dont Martial, marié le 10 août 1831, avec Catherine Pastoureau-Lannet, représentés de nos jours par leurs quatre fils, parmi lesquels Pierre-Henri Lorenzo Pastoureau, actuellement chef de bataillon au 61e régiment de ligne et chevalier de la Légion d'honneur ; 2°  Thoynette, baptisée le 4 novembre 1629, ayant pour parrain Charles Pastoureau, frère de son père ; 3° Honorette, le 13 novembre 1633 ; 4° François, le 19 janvier 1635, marié avant 1671 à Catherine Chaperon et en 1675 avec Anne Laud, dont plusieurs enfants; 5° Antoinette, mariée en août 1653 avec Jean Dubarry ; 6° et Estienne, baptisé le 2 août 1642, et dont les descendants se divisèrent en plusieurs branches, dont deux sont encore représentées de nos jours, savoir :

Du mariage d'Etienne Pastoureau, sr du Coutiran, avec Sibille Desages, du 22 novembre 1695, provinrent trois enfants qui partagèrent leurs successions le 12 mai 1730 : François, Helie et autre François.

1° François Pastoureau, baptisé le 29 août 1699, fut avocat et juge de St-Martial et de Bernardière, et se maria avant 1734 avec Marie de Labrousse, dont il eut, de 1734 à 1754, onze enfants, parmi lesquels François, baptisé le 21 juin 1753 et marié le 19 mai 1787 avec Marguerite de Jalanihat, habitant à Javerlhac, suivant contrat où il est qualifié d'ancien sergent-major du régiment de la marine, fils de feu François Pastoureau du Coutiran et de Marie de Labrousse.

2° Helie Pastoureau, sr de La Besse, second fils d'Etienne, se maria avec Anne Reynier avant 1742. Leur premier ne, Mathurin, ayant été baptisé le 24 avril de cette année ; leur second fils, Pierre, le fut le 1er août 1750. Ce dernier fut avocat en parlement, juge d'Abjat et Savignac de 1770 à 1789, maire de Nontron, puis juge de paix de 1823 à 1830. Il eut de son mariage avec Marguerite Marcillaud du Genest deux filles, dont l'une représentée aujourd'hui par M. le marquis de La Garde, son petit-fils, et l'autre par les familles Marcillaud de Goursac, de Gandillac et de Jaurias. Il en eut aussi deux fils, l'un, lieutenant-colonel d'artillerie, officier de la Légion-d'Honneur, marié à demoiselle Lapeyre de Bellair, dont un fils, ancien officier des eaux et forêts, et deux filles entrées dans les familles de Teyssière et Baignol, enfin, Jean, fils aîné, marié à demoiselle Marguerite de Labrousse, fille de Pierre de Labrousse, sr du Bosfrand, avocat et subdélégué de l'intendance de Bordeaux, et de demoiselle Françoise de Reix. De ce mariage provinrent quatre enfants, dont celui qui représente actuellement cette branche de la famille Pastoureau, Jean-Baptiste, ingénieur en chef de la marine en retraite, officier de la Légion-d'Honneur, résidant à Bordeaux, a épousé demoiselle Henriette Perrier, fille de sir Anthony Perrier, chevalier, consul de Sa Majesté Britannique, de laquelle sont provenus trois filles et un fils, André William-Paul, capitaine, en premier, d'artillerie.

3° Autre François, sr du Coutiran, qui, de son mariage avec Marie de Labrousse, en eut François, baptisé le 6 août 1731, lequel se maria avec Marie Pourteyrou, laquelle lui apporta le fief noble de La Meynardie, paroisse de Siorac-de-Ribérac, dont il prit le nom. Le 26 mai 1757, il fut nommé contrôleur ordinaire des guerres, et décéda célibataire, après avoir légué tous ses biens au susdit Pierre Pastoureau, son cousin-germain.

VI° Le sixième enfant de Thibaud Pastoureau et de Marguerite de Labrousse fut Charles, qui fit les branches du Tallet, de La Grange et de Lannet. Le 31 décembre 1609, ledit Charles, sr du Tallet, donna à bail à rente le moulin Vicomteau, près de Nontron. Il se maria en 1615 avec Marguerite Cholet, de laquelle il eut huits enfants, parmi lesquels : Dauphin, né le 7 juin 1620, sr de La Grange et de Lannet, qualifié de « capitaine de Nontron » dans l'acte de baptême du 4 décembre 1651 d'autre Dauphin Pastoureau. Il se maria en 1642 avec Anne Dufaure, décédée en 1652, se remaria en 1655 avec Jeanne-Zélie Dohet et décéda le 11 janvier 1690 à La Grange-de-Lannet, paroisse de la Chapelle-Nontronneau, lieu de sa résidence. Il fut inhumé dans la chapelle St-Jean-des-Cordeliers, dans les tombeaux de la famille et selon les prescriptions de son testament de 1689, mentionnées dans notre chapitre des institutions religieuses. Du second mariage provint Jean Pastoureau, marié en 1695 avec Françoise Feuillade, de laquelle il eut autre Jean, marié à Jeanne Pourten, de Magnac, et dont la descendance est aujourd'hui représentée par le commandant Pastoureau, fils de Catherine Pastoureau-Lannet, mariée en 1831 avec Martial Pastoureau, de la branche Coutiran du Buisson.

Un autre des enfants de Charles fut François Pastoureau, né en 1626, lequel devint avocat, conseiller du roi, écuyer, conseiller enquêteur et examinateur en l'élection de Périgueux. De son mariage avec Marguerite Roy, il eut Pierre, qui fut aussi avocat et conseiller du roi en ladite élection. Ledit Pierre Pastoureau, sr de Goulières, se maria en 1699 avec Marguerite Eyriaud, dont il eut dix enfants, réduits à quatre d'après le partage de sa succession du 2 février 1737, suivant acte reçu Grolhier, notaire, savoir : 1° Suzanne, épouse de Michel Martin, écuyer, seigneur de Jaillac, demeurant au château des Landes, paroisse de Merlande, et dont un oncle avait été prieur de Nontron ; 2° Jean de Labrousse, sr du Bosfrand, avocat et juge du marquisat du Bourdeix et de la baronnie de Champniers, subdélégué, comme administrateur légal des enfants issus de son mariage avec demoiselle Bertrande Pastoureau ; 3° autre Bertrande Pastoureau, épouse de Jean Feuillade, sr de Laterrière ; 4° et Pierre Pastoureau, sr de La Serve, comme mari de demoiselle Marie Pastoureau. Cette branche, tombée en quenouille, est représentée, du côté des Feuillade, par les familles Ribeyrol et Roussilles Laforet, et, du côté des Labrousse, par les familles Nadaud, Devars et par M. l'ingénieur Pastoureau.

Telles ont été les principales branches de cette famille Pastoureau, dont le nom se retrouve à chacune des époques et des phases de notre histoire locale, ainsi que de la majeure partie du Nontronnais.

Ribault de Laugardière

(Société historique et archéologique du Périgord, 1888)

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Les seigneurs de L'Isle-d'Espagnac et leur logis

Les seigneurs de L'Isle-d'Espagnac et leur logis
Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1979/80

Au cœur de ce qui fut ensuite la paroisse était une « isle » avec ses marécages aujourd’hui asséchés, sa rivière de Font-Noire, sa Petite Rivière et le ruisseau de Lunesse l’enserrant.

A. Le domaine de Spanius (1), gentilhomme gallo-romain qui lui aurait donné son nom, devait s'étendre par là ; on a trouvé assez de vestiges aux alentours (2)

Au début de la féodalité les d’Espagnac, peut-être descendants du même étaient puissants vassaux de l’évêque d’Angoulême envers lequel ils étaient tenus à hommage lige d’une paire d’éperons dorés à mutation de seigneur et vassal (3).

Cependant c’est le Chapitre cathédral (4) qui eut droit de haute, basse et moyenne justice dans la paroisse (4). Géraude d’Espagnac vivait en 1189, Guillaume en 1236 et Foulques son fils, puis Jean, damoiseau, héritier de Foucaud Blanchard en 1381, Pierre propriétaire à Angoulême, Fouguet en 1397, enfin Mathurine de 1469 a 1489. Ils avaient tous de beaux prénoms qui sonnaient clair. Leur fief d’Espagnac, au sein duquel se construisit l’église peut-être au temps de Géraude, peut-être avant, sera qualifié plus tard de « considérable » par un historien de l’Angoumois (5) mais ils avaient encore un domaine en Soyaux dit « Maine d’Espagnac », le mas de Lunesse dans Angoulême, des biens dans les châtellenies de Montignac, La Rochefoucauld et Villebois, une petite île en Nersac qui porte leur nom. Géraude possède une part de l’écluse, moulins et anguillards à Thouérat sur la Charente, Pierre un verger au faubourg Saint-Ausone, et Mathurine, en épousant Pierre de Nossay, le rend seigneur de Château-Renaud en Fontenille au XVe siècle (6).

Le 17 novembre 1610, François d’Espagnac, écuyer, sieur de Lavau, est lieutenant de M. le Vice-Sénéchal d’Angoumois au pays d’Aunis, ville et gouvernement de La Rochelle. Peut-être s’agit-il d’un descendant, mais le fief a changé de mains puisque le 7 avril 1518 il est à Jean de Reffuges, seigneur des Bordes et de L’Isle-d’Espagnac. François, son fils, vend la seigneurie maison, moulin, « fuye » et tout ce qui en dépend, le 25 janvier 1528, à Jean Arnaud qui devient seigneur de L’Isle-d’Espagnac et l’est déjà des Gouffiers. Son blason était d’azur à un croissant d’argent surmonté d’une étoile d’or. En 1547, sa veuve Marguerite Doucet, dite Dame de L’Isle-d’Espagnac, leur fils Jean Arnaud, avocat au Parlement, échangent au Chapitre cathédral la seigneurie féodale d’Entreroche qu’ils possèdent pour le village de La Font et les terres avoisinantes jouxtant celles de leur fief d’Espagnac (7). Ils seront tenus à hommage et devoir d’une paire de gants appréciés cinq sols à mutation de seigneur et vassal. La dame Doucet transporte aussi au chapitre 7 boisseaux de froment, 4 de seigle ou mesture, 4 d’avoine, 34 sols et 2 gélines de rentes féodales sur le village d’Entreroche.

Le 27 septembre 1565, noble homme, Jean Arnaud, écuyer, seigneur de L’Isle-d’Espagnac, conseiller du roi et lieutenant général d’Angoumois, rend hommage du fief de L’Isle à l’évêque pour raison de son hôtel noble, ses appartenances et dépendances en la châtellenie d’Angoulême cy devant tenu par feues Mathurine d’Espaignac et Marguerite Doucet sa mère et prédécesseurs (8), « Homme plein d’intégrité, il fut misérablement étranglé dans sa maison en 1568 pour n’avoir pas voulu suivre les factions des Calvinistes » (9). Il laissait un fils et une fille.

En 1580, François de La Vallade est sieur de L’Isle-d’Espagnac, écuyer, élu pour le roi en Angoumois. En 1581, sa veuve Marguerite Delage est Dame de ce lieu. Elle se remarie avec Denis Chapiteau, sieur de Raymondias, en 1592 (10). Après arrangement à l’amiable avec les frères de La Vallade, ils demeurent en l’hôtel noble de L’Isle-d’Espagnac non loin de l’église et du moulin. Marguerite Delage meurt sans postérité et les fiefs d’Espagnac (mouvant de l’évêque) de la Font (mouvant du chapitre) passent à sa sœur, autre Marguerite, épouse du Souchet qui hérite de ses biens, un accord ayant eu lieu entre le veuf et les frères et sœurs de la défunte.

Jacques du Souchet, d’une récente noblesse de robe (11), époux de la précédente, avocat au Présidial, écuyer, est sieur de Villars et de L’Isle-d’Espagnac après 1602. Son fils Denis, époux de Jacquette Barreau l’est en 1619. Leur blason était d’or a une souche de laurier accrochée de sinople poussant deux rejettons vifs, un de chaque côté même et surmonté de trois étoiles d’azur rangées en chef. En 1636, Jacques du Souchet, écuyer, sieur de L’Isle-d’Espagnac, y vit dans sa maison noble. De sa femme, Marie Moussier, il a au moins trois filles : Madeleine née le 29 décembre 1647 et Marie le 18 juin 1649. L’aînée épousera le 29 novembre 1667 Jean Léonard de La Forestie, écuyer, sieur des Saulaies, et Marie, Jean Ballue, écuyer, sieur de Soyaux, le 4 mars 1670 (12), la troisième se marie avec Léonard Chauveaud.

Le 13 décembre 1683, il rédige son testament par devant Me Jeheu, notaire royal, en présence de Messire Jacques de Jousset, prêtre, curé de L’Isle, et de Jean Aymard, marchand apothicaire, « étant au lit indisposé de sa personne, toutefois sain d’esprit et de jugement ».

Après s’être recommandé à Dieu et avoir imploré le secours de la Très Sainte Vierge, il s’en rapporte pour ses funérailles à la discrétion de dame Magdeleine Dussouchet, veuve du défunt sieur de La Forestye, sa fille, voulant néanmoins que son corps soit inhumé dans sa chapelle de l’église de L’Isle. Il lui donne tous les meubles et « ustenciles » de sa maison à la charge de faire les frais de son enterrement et faire prier Dieu pour le salut de son âme. Il veut que soit donné à Mathurin Guyot, dit Gaillard, qui l’a servi pendant sa maladie et le sert encore, deux de ses habits d’hiver et les arrérages de la rente seconde de 3 livres qu’il lui doit annuellement. Il ordonne que lui soient octroyées 30 livres pour Marie, sa fille aînée, afin d’aider à son établissement, ainsi qu’à Pheliveau, « mousnier » au moulin de Recoux pour la sienne ; 120 livres à Léonard Chauveau, 100 à son petit-fils, aîné de défunte Marie, épouse Ballue. Tout l’or et l’argent monnayé se trouvant dans ses coffres et armoires le jour de son décès devra aller aux pauvres. Les arrérages des rentes et le reste seront pour ladite dame de La Forestie, sa fille.

La descendance mâle des du Souchet s’éteint avec lui. Madeleine, veuve de Jean-Léonard de La Forestie, hérite de son père et porte ses fiefs dans la famille de La Forestie originaire d’un château proche de Brive en Bas-Limousin, d’une noblesse vieille de plus de deux siècles (19). Son mari étant décédé, c’est leur fils, dit Léonard Il, écuyer, sieur des Aubards, qui le devient aussi de L’Isle-d’Espagnac. Il est lieutenant au régiment de Larrey en 1689, il épouse en 1690 demoiselle Marie-Rose Aymard, fille de Jean, un des pairs de l’Hôtel-de-Ville, et de Marie de La Gravière. Ils ont un fils, Pierre-Pol, leur aîné et une kyrielle de filles : Marie-Rose, Aune, Jacquette, autre Marie-Rose née le 5 août 1705 (14). Lorsqu’en 1742 il porte plainte contre des inconnus qui ont percé le mur de sa chapelle, il demeure au logis noble de La Font, près le bourg de L’Isle (15). Cette chapelle familiale avait été récemment blanchie, le marchepied de l’autel remis à neuf. Sur cet autel se dressait une Notre-Dame tenant un enfant Jésus, « le tout doré d’une ancienne dorure ». On pouvait y voir un cordon noir, sorte de litre funéraire, en faisant le tour à environ sept pieds (16) du rez-de-chaussée sur lequel étaient plusieurs écussons dont deux au-dedans de la nef représentaient les armes de défunte Madeleine du Souchet, sa mère (17). Il meurt l’année suivante, en 1743.

Pierre-Pol de La Forestie, écuyer, prend le titre de sieur de L’Isle. Il a épousé Léonarde de Pindray en 1725. Marie-Anne est née de cette union le 1er décembre 1727, Ieanne le 25 janvier 1729, François-Léonard le 21 septembre 1730, Ieanne le 15 décembre 1731, Marie le 18 octobre 1735. Pierre-Pol meurt en 1779 et il semble que François-Léonard et la plupart des filles l’aient précédé dans la tombe. Anne, à 52 ans, épouse André de Pindray, 30 ans, fils de Jean, écuyer, seigneur de Roumilly (18), le 1er novembre 1779. Il devient seigneur de L’Isle-d’Espagnac. Sa belle-mère et tante, Léonarde de Pindray, meurt à 89 ans, en 1782.

Le Chapitre cathédral réclame du nouveau seigneur en 1786, pour la prise et métairie de Chez Prévost (maison, colombier, cour, jardin, pré et terre, soit 12 journaux, 4 boisseaux de froment, 1 d’avoine mesure d’Angoulême, 30 sols, 2 gélines, le tout de cens rente directe, seigneuriale et foncière suivant les censifs de la seigneurie de L’Isle de 1562, 1565, 1570 et 1715, pour la prise du pré de l’étang, soit 2 journaux et 78 carreaux, 40 sols et 2 chapons ; pour la pièce de terre en bois taillis au-dessus du coteau de la fontaine de Lambouchier (un journal) 6 deniers de rente, le tout dû au jour et fête de Saint-Michel à la recette du Chapitre, à Angoulême. Monseigneur l’Evêque réclame, lui, hommage pour son fief d’Espagnac.

En 1789, André de Pindray figure dans l’état de la noblesse d’Angoumois sous le nom de Pindray de L’Isle. Ses armoiries sont d’azur à trois poissons, la tête tournée à dextre surmontés d’un croissant. Sa femme meurt le 13 novembre 1791. Les anciens du bourg disent qu’il se serait caché en ce lieu dans une maison qu’on montre encore, avec deux vieux serviteurs, pendant la Révolution, sauvant avec lui de l’incendie les registres paroissiaux. Dès le 29 août 1792, il se remarie avec Marguerite Chauvin sous le nom de citoyen André Pindray. Il leur naît : Marie, le 6 juin 1793 ; André, le 29 vendémiaire au III (13 août 1794) ; François-Marie en 1797 et Louis en 1798. André de Pindray, qui a repris son titre d’écuyer et de seigneur de L’Isle-d’Espagnac, meurt en son logis, le 13 février 1803.

Sa fille aînée Marie épouse à 24 ans, le 16 juin 1817, François Tarte, lieutenant du 2e Régiment de ligne, originaire de Iavrezac. Elle sera marraine de la cloche de L’Isle-d’Espagnac en 1841. Son mari, capitaine en retraite, chevalier de Saint-Louis, meurt le 1er décembre 1844 au logis. Elle est encore vivante, mais on perd ensuite sa trace.

André de Pindray, le fils, frère de Marie, épouse Marie-Lore Turcat. Il a vingt-sept ans en 1824 et est adjoint à la mairie. Sa fille, Marguerite-Léontine, meurt à onze mois, le 7 août de cette année-là. Lui-même, lieutenant au 2e Régiment d’Infanterie de ligne, meurt le 19 novembre 1834, à l’hôpital de Soissons.

François-Marie de Pindray, désigné sous le vocable de M. le Chevalier Marie de Pindray de Roumilly (13), époux de Marie-Léocadie de Chabot de Chillou, âgé de 35 ans en 1832, déclare la naissance de sa fille Marguerite-Léocadie. Il demeure encore au logis en 1846, puis on perd sa trace à lui aussi. Louis de Pindray, né en cette commune (20), propriétaire au bourg, le 29 mai 1828, est l’époux de Marie Priolaud. François-Marie-Amédée naît de leur union. Il meurt à dix-sept ans au bourg de L’Isle, le 25 avril 1846. Le père meurt au même lieu, âgé de 64 ans, le 29 février 1864. La veuve lui survit jusqu’au 21 septembre 1873, elle a 75 ans (21). Il semble qu’indépendamment de ses habitants le logis ait été un lieu de refuge pour de nombreux de Pindray qui y viennent mourir. En l’an II, il y eut Marie de Pindray, âgée de 80 ans ; puis Messire de Pindray, curé de Verrières, et Marie de Pindray, religieuse, en 1810.

B. Le logis noble de L'Isle et de La Font, dit de Pindray

Dans la deuxième moitié du siècle dernier, Gauguié écrivait : « Petit château de Pindray datant du XVIIe siècle. » Martin Buchey le pense de cette époque et Ch. Daras écrit : « modeste logis du XVIIe presque entièrement rebâti ». Ses tours, dont l’une carrée comprenait une meurtrière, ont été remontées a une époque récente.

Une carte postale le présente comme un logis du XVe restauré au XIXe.

Dans les actes notariaux du XVIe siècle, on cite l’hôtel noble de L’Isle, au bourg dudit lieu.

S’il date vraiment du xvne, le logis a pu être construit par les du Souchet ou les de La Forestie. La seule certitude qu’on puisse avancer à son sujet, c’est qu’il existe en 1742 lorsque Pierre de La Forestie fait établir le procès-verbal des dégâts commis à sa chapelle puisque sa résidence : logis noble de La Font, près du bourg de L’Isle, est mentionnée. Il est cité encore : logis de L’Isle et de La Font lorsqu’y naissent ou y meurent des de Pindray dans la première moitié du XIXe siècle.

Cependant, le nouveau propriétaire aurait découvert des vestiges de construction du XIIe siècle et un départ de souterrain.

Il n’est connu ici que sous le nom de logis ou château de Pindray, les Pindray étant les derniers nobles qui l’habitèrent de la fin du XVIIIe au milieu du XIXe.

On montre le chemin du château ou de la messe par lequel les carrosses descendaient du château à l’église et la boucle de fer où on attachait les chevaux existait encore il y a peu de temps.

Alberte Cadet

Notes :

1. D’après J. Talbert, Origine des noms de lieux.

2. Oppidum gaulois, tombes celtiques, ruines romaines, vieux chemins.

3. Ces hommages, en latin, sont conservés aux archives, série G.

4. Après la séparation des manses de l’évêque et du chapitre en 1110 ; droit
confirmé par le comte d’Angoulême le 17 janvier 1457.

5. Vigier de La Pile, vers 1750.

6. Vigier de La Pile.

7. G 46-12, Archives départementales.

8. D’après l’hommage annexé à l’acte de vente.

9. Vigier de La Pile.

10. Fut maire d’Angoulême en 1586, puis conseiller. Son écusson était meublé
de trois petits chapiteaux.

11. Issu d’un conseiller anobli en 1569.

12. Cette dernière aura un fils puis deux jumelles et mourra en couches. Elle
sera ensevelie dans la chapelle de ses parents en l’église de L’Isle-d’Espagnac.

13. D’après Vigier de La Pile.

14. D’après les registres paroissiaux de L’Isle-d’Espagnac.

15. C’est la première fois que celui-ci est nommé expressément.

16. 2,30 m.

17. Probablement celles des du Souchet et de La Forestie. Celles des de La
Forestie ne sont pas citées par d’Hozier.

18. Fief en Courcôme où il habite.

19. Il n'oublie aucun des titres de sa famille.

20. Ainsi qu’il ressort de ses actes de décès et de naissance.

21. Les renseignements concernant l’état civil sont tirés des registres paroissiaux.

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23 mars 2015

Louis-François-Joseph-Bonaventure comte de Tryon de Montalembert (1758-1846)

Louis-François-Joseph-Bonaventure comte de Tryon de Montalembert
Paris, 18 octobre 1758 — Taverny-Saint-Leu (Val d'Oise), 17 mars 1846.

« Mardi, 20 juin 1815. J'apprends le retour de l'Empereur à l'Élysée, et je vais m'y placer spontanément de service. Je m'y trouve avec messieurs de Montalembert et de Montholon, amenés par le même sentiment. » Le comte de Tryon de Montalembert, chambellan de l'Empereur, a les honneurs des premières lignes du Mémorial de Sainte-Hélène. Il n'y paraîtra plus ensuite. Mais cette citation, qui le distingue dans l'ultime carré de fidèles, cautionne un attachement sincère et presque sans faille à la personne de Bonaparte. Filleul du prince de Conti, fils de « haut et puissant seigneur » Pierre-Claude-François, marquis de Tryon-Montalembert, chevalier seigneur d'Épanvilliers, la Touche-Bouchereau, Légurat, Champagne, la Roche-Trion, la Plaine de Nouallier, le Pré-Millaud, la Garde et autres lieux, lieutenant-colonel au régiment d'Archiac-cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et de « haute et puissante dame » Marie-Anne Thibault de Guébriant, il descend d'une ancienne famille limousine signalée dans les alentours de Rochechouart dès le début du XIVe siècle. Par l'extinction des Montalembert de Dessé en la personne de Gabriel de Montalembert, tué à la bataille de Coutras en 1587, les biens et les armes de cette branche étaient entrés dans la maison de Tryon du chef de Gabrielle de Montalembert, sœur de l'illustre capitaine d'Essé, mariée en 1516 avec Pierre de Tryon. Leurs descendants obtenaient ainsi le droit d'ajouter à leur nom celui de la prestigieuse lignée angoumoisine et, en héritant de la terre et du château d'Épanvilliers près de Brux, prenaient pied en Poitou. C'est dans ce beau logis, rebâti en 1773, que le baron de Frénilly rend visite à la marquise de Montalembert peu de temps avant la Révolution. Bien que fille naturelle (reconnue ultérieurement par sa mère Anne Lelay, veuve du marquis de Pleumartin en Poitou), Marie-Anne Thibaud de Guébriant (Poitiers, 1734-1823) avait brillé à la Cour de Louis XV et gardait « sans s'en vanter des souvenirs très distincts de madame de Châteauroux et de la bataille de Fontenoy. Il ne lui restait de ce temps qu'une beauté droite, blanche, antique et majestueuse [...] Elle avait encore deux fils. L'aîné était le comte de Tryon-Montalembert homme de bonnes manières, spirituel, avenant, prévenant, tout à tous et qui s'en trouva depuis fort bien sous Bonaparte ; l'autre faisait son désespoir, c'était le chevalier de Tryon. » Le marquis de Montalembert avait donné à son aîné le goût des armes. Louis-François-Joseph-Bonaventure choisit la cavalerie, à l'exemple de son père. Elève de l'école royale et militaire de la Flèche, il fait ses débuts en février 1775 comme sous-lieutenant au régiment de Conty, avant de gagner en 1778 les épaulettes de capitaine, d'abord dans l'infanterie attaché au régiment de Saintonge puis, en 1784, aux chasseurs à cheval du Gévaudan. Le 8 janvier 1787, Louis de Tryon épouse à Saint-Groux (Charente) Françoise-Jeanne Regnault de la Soudière, seule survivante du mariage de feu Pierre, marquis de la Soudière, seigneur de Goué, et d'Anne-Françoise-Catherine-Marie Arnaud de Boueix. Par son contrat de mariage signé deux jours auparavant, le comte de Montalembert reçoit les terres de Légurat et de Champagné, en Périgord et en Berry, tandis que sa future apporte la seigneurie de Goué, une donation hors-part de 30000 livres ainsi que tous les meubles qui se trouveront garnir la maison de sa mère à Angoulême le jour de son décès. Le couple reste en Angoumois et Tryon, titré marquis depuis la mort de son père en juillet 1787, comparaît à l'assemblée de la noblesse réunie à Angoulême en mars 1789. Il donne la même année sa démission du régiment de Gévaudan où il vient d'être promu chef d'escadron. Mais son expérience du commandement le désigne tout naturellement pour prendre en charge l'organisation de la garde nationale de la petite ville de Mansle dont il devient aussi le premier maire en 1790. En juillet de cette année, il est élu au conseil général de la Charente et entre dans le directoire du département. Représentant le courant libéral de son ordre, il est dans un premier temps favorable aux réformes. Le cataclysme qui secoue la noblesse après Varennes le pousse toutefois à prendre ses distances : il abandonne ses fonctions dans l'administration départementale en août 1791 mais, à la différence de ses semblables et au premier chef de son frère Athénaïs, il n'émigre pas. À l'écart également des intrigues de sa mère qui offre le château d'Épanvilliers en refuge aux prêtres réfractaires pourchassés, il traverse la Terreur sans encombre et se retrouve, du fait de sa modération et de sa prudence, en bonne place pour prétendre bénéficier de la redistribution des cartes après thermidor. Il est ainsi nommé maire d'Angoulême le 25 prairial an III (13 juin 1795), fauteuil qu'il conserve jusqu'au 20 brumaire an IV (11 novembre 1795). Son épouse étant morte le 5 nivôse an III (25 décembre 1794) en le laissant chargé de jeunes enfants, Tryon attend trois ans pour convoler le 29 ventôse an VI (19 mars 1798) à Champagnac-Bel-Air (Dordogne) avec Olive-Élisabeth de Brosse, veuve du marquis de Chapt de Rastignac et fille de Pierre-Michel, comte de Brosse, ancien maréchal des camps et armées du roi, et d'Angélique de Bizemont. Il se partage dès lors entre ses propriétés charentaises et son hôtel parisien jusqu'à son retour sur ses terres patrimoniales du Poitou qu'il avait sauvées en l'an IV du démembrement en rachetant la portion confisquée à son frère. Châtelain d'Épanvilliers depuis 1805, Tryon intègre très rapidement la notabilité de la Vienne. Le 24 avril 1806, il est nommé par le préfet membre du conseil municipal de sa commune de Brux ; en 1808, le canton de Civray le porte au collège électoral du département, le 2 mai 1809, enfin, le Sénat l'envoie au corps législatif dont il devient le questeur par décret du 22 juin 1811. Le prestige de sa noblesse, l'absence de toute compromission encombrante et ses bonnes dispositions à l'égard du régime lui ont mérité l'attention de Napoléon qui, le 21 décembre 1809, l'élève à la dignité de chambellan, avant de lui offrir le titre de comte de l'Empire par décret du 15 août 1810. Les services de Tryon semblent avoir été aussi discrets que constants. Sa dévotion à la « personne sacrée » de Napoléon est transmise à ses enfants. Chevalier de la Légion d'honneur, il peut le 9 juin 1810 faire admettre ses trois filles en pension dans les maisons impériales. Mais c'est surtout son fils Jules que le comte de Montalembert voue au service du prince : il présente d'abord sans succès sa candidature comme auditeur au conseil d'État puis, avec plus de bonheur, à la garde à cheval de l'Empereur Jules combat les armées d'invasion alliées et, blessé à Soissons en mars 1814, tombe aux mains de l'ennemi. La première Restauration commence donc par balayer les Tryon : le fils est emprisonné, le père est expulsé de la questure. Très vite cependant, les relations se réchauffent : le pouvoir flatte le député en lui accordant le grade d'officier de la Légion d'honneur et Tryon joue le ralliement pour solliciter une préfecture, pressé « par ses amis et la voix publique ». Le retour de l'île d'Elbe coupe court à la dérive monarchiste. Louis de Tryon fait entrer son fils Jules évadé dans l'état-major des généraux Parletti puis Mouton-Duvernet et endosse à nouveau les habits de chambellan... Cent jours plus tard, il accompagne son maître vaincu aux portes de l'exil et se replie pour de bon à Épanvilliers. Inscrit sur la liste des personnalités marquantes de la Vienne en 1813, Tryon de Montalembert est propriétaire de domaines dans d'autres départements comme la Charente, la Dordogne, l'Yonne et Paris. Avec ses rentes sur l'État, ces biensfonds lui assurent en 1808 un revenu de 27000 francs représentant environ 600000 francs de capital.  Mais le dernier tiers de sa vie est humble et silencieux. 1821 est pour lui une année doublement éprouvante : ruiné, il doit quitter le Poitou tandis que sa femme est internée pour démence. En 1825, il loge avec sa famille chez son fils aîné au château de Goué après avoir tenté de vendre sa propriété d'Épanvilliers au beau-père de celui-ci, le notable impérial de Cressac : ainsi échoue une ultime manœuvre pour mettre le château dynastique hors d'atteinte de la rapacité de ses créanciers. Cette débâcle financière explique sans doute l'impasse matrimoniale dont furent victimes ses enfants du second lit : un seul se maria du vivant de son père et eut postérité. À partir de 1840, Tryon vit modestement dans une maison qu'il loue à Taverny. Après sa mort, la vente de ses meubles ne rapporte que 1 610 francs et 25 centimes. Parmi les biens dispersés figuraient 277 volumes et un buste de Napoléon... Sa première femme, Françoise-Jeanne Regnault de la Soudière, lui avait donné deux enfants : Jules-Louis-Pierre-Fortuné, marquis de Montalembert (Angoulême, 8 décembre 1790-Mansle (16), 8 février 1858), officier de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur, député de la Charente (1846-1848), conseiller général de la Charente, marié à Marnay le 3 mai 1819 avec Françoise Céline de Cressac, fille d'Eutrope-Barthélémy, vicomte de Cressac. Clémentine (Angoulême, 30 prairial an II (18 juin 1794)-Cussac (87), 29 novembre 1869), mariée à Brux le 22 octobre 1812 avec Armand-Hippolyte-Astolphe-Renaud de Bermondet, marquis de Cromières, chevalier de Saint-Louis, chef d'escadron aux gardes du corps du roi. Cinq enfants issus de son second lit lui survécurent également : Athénaïs-Marie-Laure-Herminie (24 juin 1799-après 1875), religieuse au couvent de la Visitation de Sainte-Marie de Boulogne (62). Antoinette-Elisabeth-Octavie (15 septembre 1800-après 1875), chanoinesse au chapitre de Sainte-Anne de Bavière à Paris. Françoise-Joséphine-Gabrielle-Aline (Champagnac-Bel-Air (24), 19 prairial an XI (8 juin 1803)-Bégard (22), 19 février 1900), propriétaire morte sans alliance. Elle postula en 1825 pour une place de « dame de deuxième classe » à la maison de la Légion d'honneur de Saint-Denis. Gustave-Athénaïs-Aglaé (Brux, 10 juin 1807-Lanton (33), 11 octobre 1890), propriétaire à Mansle, puis chef de bureau de préfecture, marié à Saint-Pern (35) le 9 juin 1857 avec Antoinette Marie Joséphine Dexmier. Louis-Gaston-Charles, comte de Tryon-Montalembert (vers 1814-Joigny (89), 19 mai 1860), propriétaire, maire de la Ferté-Loupière (89), époux de Valentine-Marie-Louise-Caroline-Adèle de Monnier.

Source : Grands notables du Premier Empire, de Guillaume Lévêque.

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19 mars 2015

Des émigrés placés sous surveillance

Voici quelques noms d'émigrés amnistiés placés sous surveillance : en l'an IX, à Brigueuil, Philippe Hugonneau-Boyat (maire de la commune en 1812) ; en 1802, à Alloue, Philippe Pastoureaux-Labraudière ; à Saint-Maurice, Martial de La Suderie (maire de la commune en 1811) ; à Turgon, Henri Angély-Champrigaud ; en 1805, à Saint-Claud, Gabriel Lacroix et Léon-Aubin Sardin-Doirat ; en 1806, Léon Martin-La Brenanchie (maire de Saint-Claud en 1816) ; en 1807, à Massignac, Louis de La Guéronnière, « un des grands propriétaires du pays », membre du collège électoral de l'arrondissement, maire de Massignac, candidat au conseil général. Dans le cadre de la « police personnelle », le préfet rendait compte tous les trimestres de la situation du département : au 1er trimestre 1806, « les étrangers ainsi que les amnistiés se comportent bien, et il n 'est pas parvenu de plainte contre eux ; on a remarqué que certains paraissaient affligés du succès de nos armes »...

Source : La Charente limousine sous le Consulat et l'Empire, de Maurice de Poitevin.

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Le général de Bourgon

Le général de Bourgon, qui est mort le 30 juin dernier des suites de la blessure qu'il reçut le 24 au moment où il enlevait la barricade de la Chapelle Saint-Denis, était né à Angoulême le 26 novembre 1794.

Au mois de juillet 1813, il partait comme volontaire dans le 3e régiment des gardes d'honneur. Il fit ses premières armes à Leipsick et à Hanau. Le 11 février 1814, il assista à la bataille de Montmirail. Passé rapidement par les premiers grades, le lieutenant de Bourgon figura noblement à la prise de Reims, sous les ordres du général de France, le 13 mars 1814. Chargé d'enlever une batterie, il s'en empare et tombe blessé sur son glorieux butin* L'empereur le fit chevalier de la Légion d'Honneur sur le champ de bataille même. Capitaine au 16e dragons, il assiste à la bataille de Ligny le 16 mars 1815, dans la division du général Subervic.

En 1830, le capitaine de Bourgon fait partie du débarquement d'Alger, et concourt aux expéditions de Blidah et de Médéah.

Chef d'escadron au 12e chasseurs en 1835, il apprend que le duc d'Orléans se rend en Afrique pour conduire une expédition. Aussitôt il demande et obtient une permission de quinze jours, s'embarque à Port-Vendre et rejoint l'expédition prête à entrer en campagne. Le 4 décembre 1835, à l'attaque du bois de l'Habrah, il fait preuve d'une rare intrépidité : suivi de quelques officiers d'ordonnance et d'une poignée de voltigeurs du 17e léger, il se précipite sur l'ennemi qui est bientôt chassé de toutes ses positions.

Revenu en France après cet aventureux coup demain, il en est récompensé par le grade de lieutenant-colonel du 3e chasseurs d'Afrique, l'un des régiments qui ont droit aux plus belles pages dans l'histoire de la guerre africaine.

Nommé colonel du 4e régiment de chasseurs le 20 novembre 1839, il fit partie, l'année suivante, de la colonne chargée de ravitailler Médéah. Il prit une grande part à l'affaire du 3 mai, dans laquelle, à la suite d'une charge brillante, il mit les Arabes en déroute et leur tua quatre cents hommes. Dans les journées du 4 et du 5, le colonel Bourgon commandait en chef la cavalerie française. Il lui fut donné de se mesurer personnellement avec Abd-el-Kader, qu'il défit complétement à l'affaire mémorable de Béni-Zug-Zug. Jusqu'en 1845, il n'est pas un combat sérieux dans lequel le 4e chasseurs et son brave colonel n'aient joué un rôle glorieux.

Fait général de brigade le 20 avril 1845, il obtint le commandement du département de l'Aude. Frappé par le décret du gouvernement provisoire en date du 4 mai 1848, il se trouvait à Paris en disponibilité au moment où éclatèrent les funestes événements de juin.

Le 23 juin M. Raynal , représentant de l'Aude, le rencontra sur le boulevard comme il se rendait au combat un fusil à la main. Il lui demanda où il allait ainsi.

— Vous le voyez, répondit le général, on m'a ôté l'épée du commandement et je reprends le mousquet du soldat.

Le même jour, le général écrivit au ministre de la guerre pour se mettre à sa disposition.

Le lendemain, il obtint le commandement des troupes qui opéraient au faubourg Saint-Denis. Il avait sous ses ordres la 3e légion de la garde nationale, plusieurs bataillons de garde mobile, le 7e léger et des batteries d'artillerie. II enleva à leur tête une barricade dans la rue du faubourg Saint-Denis, et c'est au moment où il s'élançait sur celle de la barrière qu'il tomba frappé d'une balle à la cuisse droite. Etendu à terre et baigné dans son sang, il n'en continua pas moins à donner les ordres nécessaires à l'enlèvement de la barricade.

La mort du général de Bourgon est une perte cruelle pour la France qu'il eût servie longtemps encore avec honneur.

Source : Histoire des généraux morts et blessés dans les combats de l'insurrection du mois de juin, 1848.

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La mine de fer de Lonlaigne

C'est au même Lonlaigne que s'adresse Jacques de Lavalade, un négociant du bourg de Javerlhac, le 12 janvier 1783. Celui-ci est en procès contre des fournisseurs de mine et demande à Lonlaigne de déclarer, devant notaire, comment il achète ses mines de fer. Il souhaite que Lonlaigne réponde « que tous les maîtres de forge à fondre, dans son canton, sont dans l'usage constant d'acheter et recevoir publiquement de tous particuliers les mines de fer qu'ils ramassent journellement sur la surface de la terre, soit dans leurs propres champs, soit dans ceux de leurs voisins sur la permission qu'ils en obtiennent ».

Dans sa réponse, Lonlaigne s'explique ainsi : « Depuis 1774, il a acheté tant pour la forge royale de Ruelle que pour celle de Forge-Neuve, de Messieurs Docor (Aucors, paroisse de Beaussac), le chevalier de Rémondias (paroisse de Mainzac), de Fornel de Coutillas (paroisse de Feuillade) et de Maumont (Les Grogilles, paroisse de Feuillade), personnes de condition, du Sieur Desgarennes, ancien maître de forge..., et autres particuliers, les mines de fer dont il a eu besoin pour les exploitations des susdites forges, qui ont été conduites, lavées, mesurées à leurs frais, pour constater le nombre de fondues de chacun, savoir celles destinées pour la Forge-Neuve, aux lavoirs de ladite forge et à ceux du château de Javerlhac, et celles destinées pour la forge de Ruelle aux lavoirs des entrepôts du Grand-Moulin de Varagne, Labeytour (paroisse de Souffrignac), et Guillot (paroisse de Feuillade), et payées à chacun suivant les conventions entre lui et eux faites, soit verbalement, soit par écrit.

(Société Archéologique et historique de la Charente, 1983)

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15 mars 2015

La sécurité du commerce

Le second arrêt, d'une importance capitale pour la sécurité du commerce, déclarait les seigneurs justiciers responsables des vols dont les marchands pouvaient être victimes dans le ressort où les dits justiciers, ès-qualité, percevaient des droits de péage. Cette décision les obligeait à faire, bonne garde et à assurer dans leurs « détroits » une exacte police, dont le péage apparaissait comme la rémunération. Voici à quelle occasion cet arrêt fut rendu. Un an juste « avant le vendredi qui précéda la fête de saint Georges dernièrement passée », c'est-à-dire le 19 avril 1269, deux marchands de Nontron, Guillaume Morel et Etienne Chavard, qui revenaient des foires de Pont-Feraud, se rendaient, par Sully, à Vierzon. Vers la neuvième heure, entre les villages de Ménétréol-sur-SauIdre et du Boulay (paroisse de Nançay), des voleurs leur dérobèrent une somme de 88 livres moins 2 sous tournois, qu'ils portaient sur eux.

Les volés se plaignirent à la Cour du roi, et firent la « montrée » du lieu du vol, lieu situé, croyaient-ils, dans le péage ou près du péage de Vierzon, ou dans celui de Souesme, en la justice de Robert de Sancerre : Robert de Sancerre, fils cadet de Louis I comte de Sancerre, était en effet, depuis 1267, seigneur de Souesme. Les deux marchands demandaient naturellement qu'on leur rendît la somme dérobée. Le roi, pour savoir exactement dans quelle circonscription péagère le vol avait été commis et comment les choses s'étaient passées, fit faire une enquête par le bailli de Berry, Henri de Gaudonvilliers. L'enquête ayant démontré que les marchands avaient été volés dans les limites du péage du seigneur de Vierzon, la Cour du roi condamna ce dernier à leur rendre ce qui leur avait été pris. Le soigneur de Vierzon était alors Hervé III de Vierzon, qui venait de se croiser avec saint Louis et devait bientôt périr comme lui sur les rivages de Tunis. La Cour ne faisait d'ailleurs qu'appliquer à Hervé III une jurisprudence qu'elle avait établie au sujet du comte de Blois, dans des circonstances analogues, au parlement de la Toussaints 1264.

Source : Les Jours de Berry au Parlement de Paris de 1255 à 1328.

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10 mars 2015

Du Rousseau de Marendat, Ferrières & Chabrot

Chronique familiale de Junien DU ROUSSEAU de MARENDAT, FERRIÈRES & CHABROT.

L'histoire de Junien et de ses descendants a été établie sur 7 générations.

Génération.1

Junien DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Paule de BÉRANGER. Junien sera seigneur de Marendat. Il s'unit avec Marie COURAUDIN, la fille légitime de Pierre COURAUDIN et de Christine BAUDOUIN. Ce couple aura six enfants : - Christine. - François. - François. - Jacques. - Junien. - Jean. Ils se marient le 18 mai 1540 à Montbron (16).

Génération.2

1

Christine DU ROUSSEAU est la fille légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Elle s'unit avec Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron, le fils légitime de François DU SOUCHET et de Catherine FRIQUANT. Ce couple aura trois enfants : - Maurice. - Jacques. - Pierre. Ils se marient le 30 mars 1564 à Angoulême (16).

2

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. François sera seigneur de Sainte-Catherine. Il s'unit avec Jeanne de LAMBERTIE, la fille légitime de François de LAMBERTIE et de Jeanne de LA FAYE. Ce couple aura un enfant : - Jeanne. Il s'unit avec Jeanne de DEVEZEAU. Ce couple aura deux enfants : - François. - Charlotte.

3

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. François sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Jacquette BAJOT. Ce couple aura deux enfants : - Pierre. - Jean. Ils se marient le 24 juin 1586.

4

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Jacques sera seigneur de La Vue. Il s'unit avec Suzanne de CHASTEIGNER, la fille légitime de René de CHASTEIGNER et de Claude de SALIGNAC. Ce couple aura deux enfants : - Charles. - René. Ils se marient le 9 septembre 1600.
 
5

Junien DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Junien sera seigneur de Ferrières. Il s'unit avec Claude AUDOUIN. Ce couple aura un enfant : - Jacques. Ils se marient le 5 février 1587.
 
6

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Jean sera seigneur de Ferrières. Il s'unit avec Jeanne FROTIER. Ce couple aura un enfant : - Gabriel. Ils se marient le 23 janvier 1589.

Génération.3

1.1
Maurice DU SOUCHET est la fille légitime de Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron et de Christine DU ROUSSEAU. Elle s'unit avec Jean SAUVO (-), avocat, juge de Manteresse, le fils légitime de François SAUVO. Ce couple aura quatre enfants : - Marthe née en 1612. - Anne née vers 1615. - François. - Françoise.

1.2

Jacques DU SOUCHET est le fils légitime de Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron et de Christine DU ROUSSEAU. Jacques sera avocat au présidial d'Angoulême. Il s'unit avec Marguerite de LAGE, la fille légitime de François de LAGE et de Marguerite ARNAUD. Ce couple aura trois enfants : - Marie. - Denis. - Pierre. Ils se marient le mercredi 24 janvier 1590 à Angoulême (16).

1.3

Pierre DU SOUCHET est le fils légitime de Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron et de Christine DU ROUSSEAU. Pierre sera avocat au présidial d'Angoulême. Il s'unit avec Françoise AVRIL. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 12 janvier 1592 à Angoulême (16).
 
2.1a

Jeanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Sainte-Catherine et de Jeanne de LAMBERTIE. Elle s'unit avec Pierre MARCILLAUD, sieur du Mas. Ce couple aura un enfant : - Jacques.

2.2b

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Sainte-Catherine et de Jeanne de DEVEZEAU. François sera seigneur du Mas. Il s'unit avec Jacquette de ROFFIGNAC. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 23 février 1632.

2.3b

Charlotte DU ROUSSEAU est la fille légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Sainte-Catherine et de Jeanne de DEVEZEAU. Elle s'unit avec Charles de CORGNOL, seigneur de Beauregard. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 6 février 1623.

3.1

Pierre DU ROUSSEAU est le fils légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Jacquette BAJOT. Pierre sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Charlotte REMPNOULX. Ce couple aura un enfant : - Charles.

3.2

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Jacquette BAJOT. Jean sera seigneur de Berneuil. Il s'unit avec Marguerite DU NOURRIGIER. Ce couple aura un enfant : - Jean.

4.1

Charles DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de La Vue et de Suzanne de CHASTEIGNER. Charles sera seigneur de La Vue. Il s'unit avec Catherine de BERMONDET. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 20 septembre 1633.

4.2

René DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de La Vue et de Suzanne de CHASTEIGNER. René sera seigneur de La Grange. Il s'unit avec Jeanne de MAGNAC. Ce couple aura un enfant : - Jean. Ils se marient le 14 mai 1629.

5.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Ferrières et de Claude AUDOUIN. Jacques sera seigneur de la Forest-Marendat. Il s'unit avec Jeanne SAPINAUD, la fille légitime de Jean SAPINAUD et de Jeanne de SAINT-ASTIER. Ce couple aura un enfant : - Jacques. Ils se marient le 18 février 1634.

6.1

Gabriel DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Ferrières et de Jeanne FROTIER. Gabriel sera seigneur de Séchères. Il s'unit avec Léonarde REMPNOULX. Ce couple aura cinq enfants : - Jacques. - Marie Denise. - Jean. - Léonarde. - Marie.

Génération.4

2.1a.1

Jacques MARCILLAUD est le fils légitime de Pierre MARCILLAUD, sieur du Mas et de Jeanne DU ROUSSEAU. Jacques sera sieur du Genest. Il s'unit avec Françoise de LA COURARIE. Ce couple aura un enfant : - Jean.

3.1.1

Charles DU ROUSSEAU est le fils légitime de Pierre DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Charlotte REMPNOULX. Charles sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Marie FROTIER-TIZON, la fille légitime de Clément FROTIER-TIZON et d'Antoinette CATRIX. Ce couple aura un enfant : - Roch. Ils se marient le 17 juillet 1661 à La Rochette (16).

3.2.1

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Berneuil et de Marguerite DU NOURRIGIER. Jean sera seigneur de Berneuil. Il s'unit avec Claude de TUSTAL. Ce couple aura un enfant : - Joseph.

4.2.1

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de René DU ROUSSEAU, seigneur de La Grange et de Jeanne de MAGNAC. Jean sera seigneur de Lésignac-Durand. Il s'unit avec Marie de COUHÉ. Ce couple aura un enfant : - Martial.

5.1.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de la Forest-Marendat et de Jeanne SAPINAUD. Jacques sera seigneur de Fayolle. Il s'unit avec Marie Renée de BROUILHAC. Ce couple aura deux enfants : - Pierre. - Louis Charles. Ils se marient le 5 février 1663.

6.1.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Jacques sera seigneur de Chabrot. Il s'unit avec Gabrielle de NESMOND, la fille légitime de Philippe de NESMOND et d'Isabelle de PRESSAC. Ce couple aura trois enfants : - Jean Gabriel. - Marie Elisabeth Claudine. - Eléonore. Ils se marient le 19 janvier 1670.

6.1.2

Marie Denise DU ROUSSEAU est la fille légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Elle s'unit avec Gabriel de BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE, chevalier, seigneur de Gorre. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 20 septembre 1677 à Saint-Mathieu (87).

6.1.3

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Jean sera seigneur de Séchères. Il s'unit avec Gabrielle REMPNOULX. Ce couple aura un enfant : - Jacques.

6.1.4

Léonarde DU ROUSSEAU est la fille légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Elle s'unit avec Louis de CROIZANT, seigneur de Moulin-Paute. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

6.1.5

Marie DU ROUSSEAU est la fille légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Elle s'unit avec Pierre GUILLOT DU DOUSSAY, seigneur du Puy-de-Cussac. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 9 juillet 1651.

Génération.5

2.1a.1.1

Jean MARCILLAUD est le fils légitime de Jacques MARCILLAUD, sieur du Genest et de Françoise de LA COURARIE. Jean sera sieur du Genest. Il s'unit avec Léonarde de LAUMONERIE. Ce couple aura un enfant : - Christophe né vers 1651. Ils se marient le 13 juillet 1648.

3.1.1.1

Roch DU ROUSSEAU est le fils légitime de Charles DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Marie FROTIER-TIZON. Roch sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Françoise de ROCQUARD, la fille légitime de François de ROCQUARD et de Catherine CAILLOU de BEAULIEU. Ce couple aura un enfant : - Suzanne. Ils se marient le 20 janvier 1709 à Saint-Mary (16).

3.2.1.1

Joseph DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Berneuil et de Claude de TUSTAL. Joseph sera seigneur de Berneuil. Il s'unit avec Louise de BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

4.2.1.1

Martial DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Marie de COUHÉ. Martial sera seigneur de Lésignac-Durand. Il s'unit avec Marie Suzanne PASQUET de ROUMAZIÈRES. Ce couple aura un enfant : - Jacques.

5.1.1.1

Pierre DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Marie Renée de BROUILHAC. Pierre sera seigneur de Fayolle. Il s'unit avec Suzanne PRÉVOST de LONDIGNY, la fille légitime de Casimir PRÉVOST et de Marie de ROBILLARD. Ce couple aura deux enfants : - Charles Louis Jacques. - Renée Jeanne Simone.

5.1.1.2

Louis Charles DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Marie Renée de BROUILHAC. Louis sera prêtre.

6.1.1.1

Jean Gabriel DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Chabrot et de Gabrielle de NESMOND. Jean sera chevalier, seigneur de Chabrot. Il s'unit avec Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE, la fille légitime de Jean de LA RAMIÈRE et de Marie Anne FROTIER de LA MESSELIÈRE. Ce couple aura trois enfants : - Jean Gédéon né vers 1731. - Thérèse. - Gabrielle.

6.1.1.2

Marie Elisabeth Claudine DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Chabrot et de Gabrielle de NESMOND. Elle s'unit avec Pierre REGNAULD, chevalier, seigneur de l'Age-Bertrand, le fils légitime de Louis REGNAULD et de Françoise de LA CHÉTARDIE. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 27 mai 1716.

6.1.1.3

Eléonore DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Chabrot et de Gabrielle de NESMOND. Elle s'unit avec François REGNAULD, chevalier, seigneur de l'Age-Bertrand, le fils légitime de Louis REGNAULD et de Françoise de LA CHÉTARDIE. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 23 juin 1697.

6.1.3.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Gabrielle REMPNOULX. Jacques sera chevalier, seigneur de Séchères. Il s'unit avec Agnès PAULTE. Ce couple aura quatre enfants : - Suzanne. - Marie. - François. - Jacques Louis.

Génération.6

3.1.1.1.1
Suzanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Roch DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Françoise de ROCQUARD. Elle s'unit avec Louis de SALIGNAC, seigneur de Leyrière. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

4.2.1.1.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Martial DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Marie Suzanne PASQUET de ROUMAZIÈRES. Jacques sera seigneur de Lésignac-Durand. Il s'unit avec Léonarde GARNIER DU POIRIER. Ce couple aura deux enfants : - Antoine né en 1771. - Jeanne.

5.1.1.1.1

Charles Louis Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Pierre DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Suzanne PRÉVOST de LONDIGNY. Charles sera marquis du Rousseau de Fayolle. Il s'unit avec Marie Marguerite DU QUESNE-GUITTON. Ce couple aura un enfant : - André. Ils se marient le 9 février 1730.

5.1.1.1.2

Renée Jeanne Simone DU ROUSSEAU est la fille légitime de Pierre DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Suzanne PRÉVOST de LONDIGNY. Elle s'unit avec René de RECHIGNEVOISIN, seigneur de Caunay. Ce couple aura un enfant : - Pierre Charles Gabriel. Ils se marient le 12 mars 1736 à Saint-Saviol (86).

6.1.1.1.1

Jean Gédéon DU ROUSSEAU voit le jour vers 1731. Il est le fils légitime de Jean Gabriel DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Chabrot et de Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE. Jean sera capitaine des gardes du corps du roi, maire de Montbron, chevalier de saint-Louis. Jean G. DU ROUSSEAU est décédé le 6 mai 1814, à l'âge de 83 ans environ, à Montbron (16).

6.1.1.1.2

Thérèse DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jean Gabriel DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Chabrot et de Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE. Elle s'unit avec Salomon CHAPITEAU, chevalier, seigneur de Rémondias, le fils légitime de Pierre Jean CHAPITEAU et de Marie Anne HASTELET de VILLEDEBOST. Ce couple aura un enfant : - Charles. Ils se marient le 17 juillet 1763 à Montbron (16).

6.1.1.1.3

Gabrielle DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jean Gabriel DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Chabrot et de Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE. Gabrielle sera Religieuse.

6.1.3.1.1

Suzanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. Elle s'unit avec Jean de FORNEL. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

6.1.3.1.2

Marie DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. Elle s'unit avec Léonard Louis GUINGUAND, chevalier, seigneur de Saint-Mathieu. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 3 mai 1740.

6.1.3.1.3

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. François sera seigneur d'Escossas. Il s'unit avec Marie PASQUET DU BOUSQUET. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

6.1.3.1.4

Jacques Louis DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. Jacques sera chevalier, seigneur de Ferrières. Il s'unit avec Marie Anne de BERMONDET. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 31 octobre 1742. Il s'unit avec Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT, la fille légitime de François PERRY de SAINT-AUVENT et d'Anne Gabrielle FROTIER. Ce couple aura quatre enfants : - François né en 1758. - Louis Benjamin né en 1762. - Marie Anne. - Françoise Marie Souveraine. Ils se marient le 24 juillet 1753.

Génération.7

4.2.1.1.1.1

Antoine DU ROUSSEAU voit le jour en 1771. Il est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Léonarde GARNIER DU POIRIER. Antoine sera Émigré. Antoine DU ROUSSEAU est décédé en 1799, à l'âge de 28 ans.

4.2.1.1.1.2

Jeanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Léonarde GARNIER DU POIRIER. Elle s'unit avec Louis Albert PÉRUZET, propriétaire. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

5.1.1.1.1.1

André DU ROUSSEAU est le fils légitime de Charles Louis Jacques DU ROUSSEAU, marquis du Rousseau de Fayolle et de Marie Marguerite DU QUESNE-GUITTON. André sera capitaine, chevalier de Saint-Louis. Il s'unit avec Marguerite Hélène de CRUGY-MARCILLAC. Ce couple aura un enfant : - Pierre Théodore. Ils se marient en 1774. André DU ROUSSEAU est décédé en 1828.

5.1.1.1.2.1

Pierre Charles Gabriel de RECHIGNEVOISIN est le fils légitime de René de RECHIGNEVOISIN, seigneur de Caunay et de Renée Jeanne Simone DU ROUSSEAU. Il s'unit avec Henriette de LA ROCHE-CÉRY. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 13 juin 1774 à Ingrandes (86).

6.1.1.1.2.1

Charles CHAPITEAU de RÉMONDIAS est le fils légitime de Salomon CHAPITEAU, chevalier, seigneur de Rémondias et de Thérèse DU ROUSSEAU. Charles sera propriétaire, maire de Montbron.

6.1.3.1.4.1b

François DU ROUSSEAU voit le jour le 4 juillet 1758 à Montbron (16). Il est le fils légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. François sera capitaine, chevalier de Saint-Louis. Il s'unit avec Marie DES ROCHES de CHASSAY. Ce couple aura un enfant : - Eléonore.

6.1.3.1.4.2b

Louis Benjamin DU ROUSSEAU voit le jour le mercredi 29 décembre 1762 à Montbron (16). Il est le fils légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. A sa naissance, il a un frère François (né en 1758). Louis sera Lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint-Louis. Louis B. DU ROUSSEAU est décédé le 26 février 1843, à l'âge de 80 ans, à Montbron (16).

6.1.3.1.4.3b

Marie Anne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. Elle s'unit avec Jean Baptiste GARNIER, chevalier, seigneur de Brieuil. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 21 janvier 1788 à Montbron (16).

6.1.3.1.4.4b

Françoise Marie Souveraine DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. Elle s'unit avec Alexandre Jean Baptiste de GALARD de BÉARN, comte de Nadaillac. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 5 mars 1789 à Rougnac (16).

Chronique éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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08 mars 2015

Voyage en Périgord

Nontron, petite ville du Périgord pour le temporel, et du diocèse de Limoges pour le spirituel, à six mortelles lieues de Périgueux. La première couchée du messager sortant de cette ville pour Poitiers a trois portes, les rues étroites, sales et malpropres, par les cochons qui courent dans les rues, assise parmi des rochers, frontière de l'Angoumois, Poitou et Limousin. Ses fabourg sont dans le fond par où passe la petite rivière du Bandiac, qui, après avoir fait tourner quantité de moulins arrose les pieds du château. Cette ville est très ancienne ainsi que son château très fort, autrefois séjour délicieux de la reine Marguerite de Navarre, qui y avoit fait élever un beau palais pour ces temps là. Ce château quasi ruiné est sur une hauteur considérable, entourée de toutes parts de profondes ravines : on y trouve des souterrains dans le roc, et les éminences voisines ne pouvoient lui nuire avant l'usage du canon. De la ville on parvient à ce vieux château par un long et large pavé, qui aboutit à sa seule porte, assez en désordre ; une tour quarée subsiste, et une église, avec son clocher, où l'on célèbre encore le service divin.

La ville, assise, partie entre des rochers, partie dans le fond, est entourée d'anciennes fortifications et de tours quasi ruinées et de trois portes et trois faubourgs, et l'on se rend à ces fauxbourgs par des chemins et rues taillés dans le rocher. Sur une hauteur, en face du vieux château, est le joli couvent des Cordeliers. La voûte de leur église est boisée et peinte en diverses figures et personnages très curieux, ainsi que l'esculture du grand autel et celle des deux costés de cet autel, qui renferment quatre grands tableaux. ON y voit aussi quatre grandes chapelles assez jolies, pratiquées dans des enfoncements, et des orgues. Ces religieux, au nombre de huit, possèdent un grand enclos, de beaux jardins, des terrasses qui ont vue sur le Bandiac. On y trouve aussi des religieuses de Sainte-Claire assez mal bâties, et l'église des pénitens, où l'on célèbre la messe, sous le nom de Nostre-Dame, desservie par les Cordeliers. La ville est fort peuplée : il y a beaucoup de riches marchands de fer et bourgeois aussi ; il y a un maire, un subdélégué et un juge royal.

A cent pas en dehors de Nontron, est une espèce de village ou fauxbourg, sur les bordes d'un ruisseau et voisin de quelques ravines, sous le nom de Maladeries ou Léproseries, que je visitai par ordre du grand maistre de Saint-Lazare, composé d'environ dix familles de ladres ou lépreux. Là ils subsistent de père en fils depuis sept cents ans, s'aliant entre eux, exempts de toutes charges et impositions, taxes ou logements de soldats. Ils ne peuvent commercer, manger, ni s'allier avec les autres sujets du roi ; ils se tiennent aux portes des églises, ont des ruisseaux et fontaines particulières pour laver leur linges ; estoient sujets de l'ordre de Saint-Lazare. Tout le blé qui se vend au minage de Nontron leur doit un poilon par boisseaux, ce qu'on appelle droit de poillonage ; vont quester dans les campagnes avec des bourriques sous le nom de pauvres rebutés ; ils sont néanmoins assez aisés, travaillent à faire et à blanchir des toiles, car ils sont tous tisserands. Ils doivent porter des marques qui les distinguent, mais leurs mines et leurs jaunâtres figures sont des plus extraordinaires. Ainsi ces mêmes familles établies à Bergerac, à Lhoumeau, faubourg d'Angoulesme, à Milhac, à Brusac, à Latourblanche, Saint-Georges de Périgueux, Chalus, Larochebeaucourt et autres lieux, lieux où ils subsistent encore aujourd'hui, quoique ce sang se soit purifié et qu'ils se soyent mariés avec d'autres familles.

De Nontron à Larochefoucaud, on compte cinq grandes lieuses et deux routes différentes. Mon guide me mena par le bourg de Javersac, à deux lieues de distance ; chemin des plus rudes à monter et descendre le long du Bandiac. Javersac est confinds du Périgord et Angoumois. Le château est à trois tours en pierre my quarées et rondes, biens crénelées et entretenues, ayant un bourg et église paroissiale sur les bords de cette rivière, pays peuplé et fort cultivé. Ensuite je passai sur un petit pont d'une arche, qui me mena sur un deuxième pont de pierre de cinq arches d'où je fus à la paroisse de Feuillade, trois lieues de Nontron, appartenant aussi à la famille de Javersac, où est une belle forge que je vis. Là, repassant la rivière, je vis une deuxième grande forge de... avec son château à diverses tours quarées et l'église paroissiale sur une pointe de rocher. Après y avoir diné, marchant par un beau pays je découvris Larochefoucaud.

Source : Voyage en Périgord, de Louis de Lagrange-Chancel.

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Émile Roux

GÉNÉALOGIE DU DOCTEUR ÉMILE ROUX (GénéaStar)

GÉNÉRATION I
 
1) Émile ROUX, médecin, directeur de l'Institut Pasteur, grand-croix de la Légion d'honneur, fils de Jean (1810-1862) et Marthe PINTAUD, né à Confolens (16) le 17 décembre 1853, décédé à Paris (75) le 3 novembre 1933, surlendemain de la Toussaint, à l'âge de soixante-dix-neuf ans.

GÉNÉRATION II
 
2) Jean ROUX, principal de collège à Confolens, fils d'Annet (°1781) et Marie DECHAMBE (°1774), né à Ruffec (16) le 12 février 1810, décédé à Confolens (16) le 14 juin 1862, veille de la Trinité, à l'âge de cinquante-deux ans.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-huit ans, le 3 octobre 1838 à La Rochefoucauld (16) avec Marthe PINTAUD .

3) Marthe PINTAUD, fille de François (°~ 1773) et Marie PINTAUD-BOURDELIÈRE (°~ 1772).

GÉNÉRATION III
 
4) Annet ROUX, menuisier à Ruffec, fils de François (~ 1759-1781) et Marie DUCLOS, né à Champagnac-le-Vieux (43) le 17 octobre 1781.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-six ans, le 16 juillet 1808 à Ruffec (16) avec Marie DECHAMBE  (°1774).

5) Marie DECHAMBE, fille de Jean (†1802) et Françoise TABAUD (†1801), née à Bioussac (16) le 30 novembre 1774.

6) François PINTAUD, percepteur à Taponnat, fils de Pierre (1738-1818) et Marie POITEVIN (°~ 1736), né à La Rochefoucauld (16) vers 1773.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-quatre ans environ, le 17 janvier 1797 à La Rochefoucauld (16) avec Marie PINTAUD-BOURDELIÈRE  (°~ 1772).

7) Marie PINTAUD-BOURDELIÈRE, fille de Bernard et Marie THIBAUD, née vers 1772.

GÉNÉRATION IV
 
8) François ROUX, fils de François et Anne PORTE, né à Champagnac-le-Vieux (43) vers 1759, y décédé le 4 avril 1781, à l'âge de vingt-deux ans environ.
Il s'est marié, à l'âge de vingt et un ans environ, le 28 novembre 1780 à Champagnac-le-Vieux (43) avec Marie DUCLOS .

9) Marie DUCLOS, fille de Robert et Alix BRUCHAT.

10) Jean DECHAMBE, tisserand, fils de Nicolas et Marie FOREST, décédé à Condac (16) le 31 mai 1802.
Il s'est uni avec Françoise TABAUD (†1801).

11) Françoise TABAUD, fille de Pierre et Jeanne MOUSSION, décédée à Bioussac (16) le 13 décembre 1801.

12) Pierre PINTAUD, notaire à La Rochefoucauld, fils de Jean (~ 1700-1779) et Marie GIRARD (†1786), né à La Rochefoucauld (16) le 11 août 1738, y décédé le 10 mai 1818, jour de la Pentecôte, à l'âge de soixante-dix-neuf ans.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-quatre ans, le 22 janvier 1763 à La Rochefoucauld (16) avec Marie POITEVIN  (°~ 1736).

13) Marie POITEVIN, fille de Jean (~ 1690-1741) et Marie GUERRY (†1776), née vers 1736.

14) Bernard PINTAUD-BOURDELIÈRE, bourgeois, fils de Léonard et Marie Magdeleine COULON.
Il s'est marié le 13 février 1765 à La Rochefoucauld (16) avec Marie THIBAUD .

15) Marie THIBAUD, fille de Samuel Florent et Anne SAUTEREAU.

GÉNÉRATION V
 
16) François ROUX, journalier.
Il s'est uni avec Anne PORTE .

17) Anne PORTE.

18) Robert DUCLOS.
Il s'est uni avec Alix BRUCHAT .

19) Alix BRUCHAT.

20) Nicolas DECHAMBE.
Il s'est uni avec Marie FOREST .

21) Marie FOREST.

22) Pierre TABAUD.
Il s'est uni avec Jeanne MOUSSION .

23) Jeanne MOUSSION.

24) Jean PINTAUD, perruquier, né vers 1700, décédé à La Rochefoucauld (16) le 24 juin 1779, à l'âge de soixante-dix-neuf ans environ.
Il s'est marié, à l'âge de trente-six ans environ, le 28 janvier 1736 à La Rochefoucauld (16) avec Marie GIRARD  (†1786).

25) Marie GIRARD, décédée à La Rochefoucauld (16) le 31 mars 1786.

26) Jean POITEVIN, maître ès arts, né vers 1690, décédé à La Rochefoucauld (16) le 6 juillet 1741, à l'âge de cinquante et un ans environ.
Il s'est marié, à l'âge de trente-trois ans environ, le 17 janvier 1723 à La Rochefoucauld (16) avec Marie GUERRY  (†1776).

27) Marie GUERRY, fille de Jean et Catherine BOISNE, décédée aux Pins (16) le 16 février 1776.

28) Léonard PINTAUD, officier de la garde robe du roi, fils d'Isaac et Jeanne GRASSIN.
Il s'est uni avec Marie Magdeleine COULON .

29) Marie Magdeleine COULON.

30) Samuel Florent THIBAUD.
Il s'est marié le 4 mai 1734 à Saint-Projet (16) avec Anne SAUTEREAU .

31) Anne SAUTEREAU.

GÉNÉRATION VI
 
54) Jean GUERRY, maître-chirurgien, fils de Simon et Catherine DE MARENDAT (~ 1622-1692).
Il s'est uni avec Catherine BOISNE .

55) Catherine BOISNE.

56) Isaac PINTAUD.
Il s'est marié le 15 juin 1700 à La Rochefoucauld (16) avec Jeanne GRASSIN .

57) Jeanne GRASSIN.

GÉNÉRATION VII
 
108) Simon GUERRY, notaire royal.
Il s'est marié vers 1650 avec Catherine DE MARENDAT (~ 1622-1692).

109) Catherine DE MARENDAT, fille de Léonard et Jeanne DOUSSINET, née vers 1622, décédée à Rouzède (16) le 21 décembre 1692, à l'âge de soixante-dix ans environ.

Liste éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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