Voici quelques noms d'émigrés amnistiés placés sous surveillance : en l'an IX, à Brigueuil, Philippe Hugonneau-Boyat (maire de la commune en 1812) ; en 1802, à Alloue, Philippe Pastoureaux-Labraudière ; à Saint-Maurice, Martial de La Suderie (maire de la commune en 1811) ; à Turgon, Henri Angély-Champrigaud ; en 1805, à Saint-Claud, Gabriel Lacroix et Léon-Aubin Sardin-Doirat ; en 1806, Léon Martin-La Brenanchie (maire de Saint-Claud en 1816) ; en 1807, à Massignac, Louis de La Guéronnière, « un des grands propriétaires du pays », membre du collège électoral de l'arrondissement, maire de Massignac, candidat au conseil général. Dans le cadre de la « police personnelle », le préfet rendait compte tous les trimestres de la situation du département : au 1er trimestre 1806, « les étrangers ainsi que les amnistiés se comportent bien, et il n 'est pas parvenu de plainte contre eux ; on a remarqué que certains paraissaient affligés du succès de nos armes »...

Source : La Charente limousine sous le Consulat et l'Empire, de Maurice de Poitevin.